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 Do you run fast ? (liam)

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Raphaёl W.Hyadum
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MessageSujet: Do you run fast ? (liam)   Jeu 5 Nov - 6:18

    Il y avait cette odeur. Tenace. Gourmande. Qui s’imprégnait du parfum de chacun jusqu’à devenir unique, mélange hétéroclite de saveurs défendues. Tenter de l’identifier serait un sacrilège : comment peut-on mettre un nom sur ce qui, loin de ne faire que frétiller nos narines, excite à la fois nos sens et notre envie? Il s’en souvenait parfaitement, pouvait encore l’humer dans l’air ambiant d’un château en décadence, Ces effluves qui l’enchantaient avaient autant de place dans son esprit que cette peau dont il se délectait autrefois. Ses mains se rappelaient de chaque grain sur la surface lisse, de toutes les courbes ayant contribuées à la beauté de cette silhouette gracieuse sur lequel son propre corps avait aimé se perdre. Et ses yeux! Que de souvenirs, que de fautes et de rêves avaient imprégné ses pupilles, le laissant béat de contemplation, perdu dans des mirages qui depuis longtemps, n’existent plus.

    Elle lui manquait, de-même qu’il se sentait mourir, emporté par une force qu’il ne contrôlait pas. Peut-être se vengeait-elle, en pourrissant son âme par les remords, en noircissant son cœur par le refus d’aimer à nouveau? Le temps passe, insensible aux supplications. Le mot lui-même est injuste ; c’est sans compter sur la tristesse, la colère, l’incompréhension. Ces émotions à elles-seules valent bien plus que l’unité par excellence, si bien qu’il faudrait leur inventer une durée, pour que le total soit équivalent. Pas en secondes, en minutes ou en mois. Mais en larmes, en sueur et en sang. Se vider, pour renaître. Des images qu’elle lui avait laissées, des baisers que ses lèvres sentaient toujours, comme-ci elle était vivante, sa bouche cerise compressée contre la sienne.
    Faire son deuil. N’est-ce pas ce qu’il faisait? Il disait adieu à ce qu’il était, à ce qu’il aurait pût devenir.

    Simon – « Bordel Raph, mais qu’est-ce que tu fous? Le premier cours va
    bientôt débuter! »
    Raph – « Et alors…? »
    Simon – « J’ai vu Fernand rôder autour de la p’tite Quincy. J’pensais que t’aurais aimé garder un œil pour…Merde mec! Tu t’moques de moi ou quoi? »

    Le beau brun avait déjà sauté en bas de son lit, bousculant son vieil ami au passage. Lorsque la conscience se confond, que l’esprit a déjà trépassé, il devient vital de survivre. Sa motivation à lui, c’était elles. Il prenait plaisir à torturer ces salauds qui profitaient de la naïveté des demoiselles. Voir leur visage se tordre de douleur avait un côté jouissif qui évasait, même temporairement, le souvenir de sa bien-aimée. Il se damnait lui-même, se faisait juge et bourreau alors qu’il n’était qu’une victime. Une marionnette, stupide pantin contrôlé par son cœur et ses sentiments, par un fantôme hantant ses nuits et ses jours. C’était malsain, il le savait. L’âme pure ne peut se délecter de la souffrance d’autrui sans en payer les conséquences. Mais ne rendait-il pas service aux filles du lycée, en agissant ainsi? Il les débarrassait de ces parasites, ces purulentes verrues qui tentaient de s’approprier leur fleur sacrée. Immoral, vous dis-je? Non, pire. N’empêche…c’était nécessaire. Pour qu’il puisse avoir le courage de se lever, de ne pas abandonner. La lâcheté est un crime, mais est-il réellement punissable, puisque tous les humains y succombent ? Tant de détails qui poussent l’homme dans les tréfonds de son âme, l’obligeant à associer des similitudes là où il n’y a que des différences. Que ne ferait-on pas pour continuer à vivre!

    Le jeune hommr s’habilla à la hâte, descendant les marches à la va-vite. Fernand… Un médiocre blaireau qui aimait la chair des femmes, pour le simple goût du vice. Raph’ grinça des dents avant de se mettre à courir dans les couloirs . C’était peut-être de simples affabulations, prouvant que l’esprit est corruptible par l’excitation de la haine. Simon aurait très bien pût inventer ce prétexte pour le faire sortir du lit… L'adulte s’élança dans le self, parcourant celui-ci des yeux. Un grand blond s’y détachait clairement, les bras tendus vers l’avant, fanfaronnant sans doute sur une force imaginaire. C’était peut-être faux. Mais d’une manière ou d’une autre, il méritait une leçon, pour toutes ses demoiselles qui avaient visité son lit dans l’espoir vain de mériter son amour.

    Une demi-heure plus tard. Le serpent ondulait hors de sa tanière, les crocs tâchés de sang. L’adulte abaissa les manches de son chandail, pour camoufler l’ecchymose qui prenait tranquillement une teinte violacée. L’indifférence peignait son visage mais intérieurement, il jubilait. Il se souvenait de tout… De la violente dispute, des coups, des mots… Du corps déformé sur le plancher, abandonné dans le couloir. Non, le jeune homme qui avait subit si cruellement ses assauts de rage ne garderait aucune séquelle ; Raph’ avait prit soin de lui donner simplement une leçon, mais le souvenir cuisant de cette bastonnade allait sans doute le hanter longtemps. N’étais-ce pas ce qu’il voulait? Marquer à jamais ces rebus de la vie, pour qu’ils saisissent enfin que les femmes ne sont pas des objets, qu’à agir comme un pervers, on doit parfois en assumer les conséquences.

    Le jeune homme bifurqua vers le droite, gravit des escaliers. Il ignorait où ses pas le guideraient, l’important étant de s’éloigner de ce lieu désormais maudit par la haine et la violence. Devant lui, une porte ouverte semblait l’inviter à entrer ; comme si la tentation elle-même avait prit forme, pour changer ses idées morbides. Il se laissa donc emporter dans la danse, celle qui enivre, qui prend possession de l’esprit pour l’amener dans des réflexions où l’avantage est de pouvoir vivre. Lorsqu’il regarda plus attentivement, Raph’ constata avec stupéfaction qu’il était dans les studios. Au loin , des pas se faisaient entendre. Étais-ce sa victime, qui revenait pour se venger? Instinctivement, l’adulte se plaça en position d’attaque...
    Ne se battait-il pas contre lui-même, finalement?

_________________
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Liam Owen
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MessageSujet: Re: Do you run fast ? (liam)   Ven 6 Nov - 0:28



    Le jour s’était levé dans son écran d’argent, et déjà au loin j’entendais les cris des élèves qui parcouraient les couloirs de l’école à cette heure pourtant matinale. Et je me demandais bien ce qu’ils pouvaient bien faire, tous ceux-là, dehors, trépignant, courant, se dépêchant de se préparer pour cette chose si merveilleuse qu’est la journée de rentrée. Je n’étais pas aussi motivé, je n’avais d’ailleurs pas même l’envie de me retrouver en cours ce matin. Et pourtant j’y étais bien obligé, si je souhaitais rester dans cet établissement de prestige. Je m’y plaisais et bien plus que je n’aurais jamais su le décrire, le sentiment qui m’habitait lorsque j’étais entre ces murs me semblait merveilleux, irréel. Je me sentais comme renaître, enfin je pouvais être qui bon me semblait sans me préoccuper de ce que les autres pouvaient bien penser en me croisant dans les couloirs, déambulant, flânant, souriant comme un enfant à la veille de noël. Et je me fichais aussi tout aussi bien que ce qu’ils pouvaient bien dire, pourtant je n’étais pas d’un caractère si je m’en foutiste. Je faisais attention aux autres, à leur jugement à mon écart, et autrefois plus que maintenant. Je me souvenais de crise de colère, de bastons plutôt violentes, de coups qui ne furent jamais rendus. Je me souvenais d’une enfance plutôt difficile, et de jeux d’enfants qui tournaient au cauchemar. Je me souvenais de tout cela, et pourtant il me semblait maintenant qu’il s’agissait de l’histoire de quelqu’un d’autre. Que je n’avais eu de compte à rendre avec personne depuis deux ans, ou plus. Depuis que j’étais venu ici. Et plus encore depuis six mois alors que je me suis désintéressé de tout sauf de cette fille aux cheveux roux, qui occupait toutes mes pensés et tous mes soupirs.

    Je ne pensais qu’à elle, et jamais plus je ne pourrais faire autrement. On dit que l’amour rend aveugle, je ne le pense pas cependant. Car même éblouit par sa beauté, je garde la ferveur qui me raccroche à la terre. Mes idéologies sont les mêmes, et plus encore j’y suis accroché. L’amour, l’espoir, la destiné, tout cela me semble si réel, que parfois je me perds dans des songes bien trop réalistes. Je ne souhaite cependant pas me sortir du tel état de torpeur, je suis un homme amoureux dit-on. Et ceux qui vous le diront n’auront pas tout à fait tord. Je me sentais volé, chaque instant que je passais à penser à elle et à tout ce que je vivais. Tout ce que je ressentais, la vie, le bonheur, la joie, tout cela était découplé par sa présence. Je n’étais pourtant pas quelqu’un de très déprimé, je ne l’ai certainement jamais été. Mais il y avait des gens comme ca, comme moi, à qui la vie semblait donner des épreuves – dur et je pensais que c’était le cas de tous hommes sur cette terre – mais qui y survivaient, et qui malgré tout gardaient en tête le fait que finalement ca pourrait être pire. Je ne sais pas si cela aurait réellement pu être le cas. Je croyais avoir touché le fond des années auparavant, en jouant de mes semblables, m’amusant aux jeux de sexe et de la luxure. Je m’y étais senti aimé, et aujourd’hui mes actions me répugnaient plus qu’autre chose. Je ne saurais dire si je regrettais, le mot ne me semblait pas véritablement approprié, disons plutôt que je ne souhaitais pas que cela se sache et que ma vie à présent s’en trouve bouleversée.

    Mais peu importe le passé, je devais avant tout profiter de ce que la vie avait à m’offrir à cette heure donnée, et tout ce que je recevais c’était le droit d’aller en cours. Je me levais donc, quelque peu résigné, mais tout de même heureux d’avoir une bonne raison de quitter mes draps chauds. J’étais à moitié dévêtu comme toujours lorsque je venais de passer la nuit, et c’est au radar que je trouvais mon placard et en sorti un t-shirt ainsi qu’un jean propre. Sans oublier le reste tout aussi important. Je me dirigeais alors vers la salle de bain, et me prit une douche, sortant ainsi de ma torpeur habituelle, et mes forces me revenant peu à peu sous l’effet du jet brûlant. Cela me fit du bien, un instant du moins, mais je ne souhaitais pas que ma peau ressorte fripée, et aussi je sortis de la cabine, et me séchais en vitesse afin de mettre les vêtements que je m’étais choisi. Toujours d’une simplicité alarmante, ils me convenaient tout de même. Je me retrouvais aussi habillé avec un jean bleu dans un genre bagi, un t-shirt gris, et des basket noires aux motifs de marques que je ne connaissais même pas. La flemme m’empêcha de coiffer la tignasse qui se trouvait sur ma tête, mais de toutes manières, elle plaisait à me douce alors tout autant la laisser tel qu’elle, en bataille, ou dit autrement : au sot du lit. Cette expression me semblait tout à fait à propos pour le coup, et je m’en accoutumais de plus en plus. Je sortis aussi, mon ventre criant famine, et me dirigeai vers le self où j’avais espoir de retrouver l’élue de mon cœur. Celle pour qui à toutes heures du jour et de la nuit je me sentais vivre à présent, et depuis six mois déjà : Lilith Morgan.

    Il n’y avait pas de filles plus adorables selon moi et qui n’avait plus de mérite d’être aimé. Elle le méritait, c’était une évidence et j’étais ému d’une immense fierté en sachant que j’étais auprès d’elle le premier. Et ce matin c’est moi qu’elle attendait pour partager un bon déjeuner avant le début de notre journée. Mais pour la première fois depuis je me levais, je décidais de vérifier ce qui constituait mon emploi du temps, et me rendit alors compte que je ne reprenais les cours que deux heures plus tard. Je décidais aussi de prendre ce temps de libre pour aller me dégourdir les doigts, et après avoir quitter ma belle – qui avait plus de cours de moi parce qu’elle était bien plus assidue et passionnée par ce qu’il se passait ici – je me dirigeais de nouveau vers ma chambre pour prendre ma guitare. L’électrique cette fois-ci. Je pris le chemin des studios suite à ce choix.

    Ils étaient vides ou presque à l’heure qu’il était. Avec nonchalance j’ouvris la première porte et sursauta lorsque je pris conscience que la pièce n’était pas si vide que cela. Dans un mécanisme de défense – au lieu de mettre un coup dans l’inconnu – je reculais de deux pas avant de soudainement reconnaître le jeune homme qui se tenait là. Je ne fus pas plus ravi de le voir, et ma haine pour lui ne datait pas d’hier. Raphaël Hyadum, Ou le mec qui se prenait pour Zorro. Un tel individu ne m’aurait pas inquiété en temps normal, sauf que lui n’était pas n’importe lequel de ces pseudo-héros des temps modernes. Il était aussi le meilleur ami de Lilith, et ainsi il devenait paradoxalement un de mes ennemis. J’étais de plus sur mes gardes avec lui, je ne doutais pas qu’il connaissait tout de moi et que le fait que je sois si proche de sa meilleure amie ne l’enchantait guère. Cependant je n’étais pas n’importe qui non plus, et si je n’avais pas été aussi accroché à Lilith je serais probablement ressorti de cette salle sans dire un mot. Mais les choses devaient êtres clairs entre nous, et cette rencontre inopinée me semblait finalement une bonne chose.

      - Bordel Raph’ qu’est ce que tu fous la ? Demandais-je le cœur encore battant sous l’effet de la surprise.


    Je ne souriais plus, je lui faisais face, et même je pénétrais dans la salle afin de pouvoir installer ma guitare sur une des tables, je ne la sortais cependant pas de son étui, et me retournais de nouveau vers le jeune adulte. Je le regardais droit dans les yeux. Oui, si cela n’avait pas été pour une autre fille je serais sorti d’ici sans demander mon reste, et encore plus lorsque je découvris le sang sur les mains de Raphaël. Mais ce n’était pas n’importe qu’elle fille, et pour les beaux yeux de Lilith, pour son sourire magnifique, pour son rire ensorceleur, j’étais près à me battre, littéralement parlant si il le fallait …
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MessageSujet: Re: Do you run fast ? (liam)   Jeu 12 Nov - 3:07



    Quelques secondes. Pas plus, pas moins. Qui passent pourtant avec une lenteur absolue, étirées à l’infini par des mains étrangères au malheur d’autrui. Tel un sablier qui s’écoule d’un grincement malhabile, obstrué par quelques grains ayant eu la vulgaire mission de s’infiltrer dans l’horaire des durées. Un moment, si petit fut-il, qui vole l’éternité aux heureux gens, tant sa longueur est en contraste avec ce qu’il représente réellement. Le temps d’un claquement de langue et de dents, d’une tentative désespérée d’arranger sa chevelure. Puis la conscience de l’acte, de l’incidence de ces précieux instants qui en somme, devraient être ralentis alors que précédemment, ils semblaient accélérés. Cette manie, de voir différemment les choses. Parce qu’en définitive, rien n’est fixé, les événements se déroulant selon l’idée qu’on s’en fait, indépendamment de ce qu’il en est dans l’esprit des autres, branchés sur le simple diapason de nos réflexions.

    Il y a ce sentiment que certains se plaisent à appeler l’amour. Celui qui donne soi-disant des ailes à l’amant, qui volera ainsi jusqu’au balcon de sa douce. Celui qui agite le cœur, bien que sa corrélation s’arrête simplement à précipiter ses battements, dans une course déchaînée où le vainqueur ne peut toucher sa récompense. Celui qui plombe de lourdeur les mains et les jambes, jusqu’à ce que l’impression d’être une masse, un poids qui tombe dans les abîmes de l’océan, donne des vertiges et pousse la victime à se croire léger, mélangeant les véritables raisons de son malaise. Celui qui envahit l’esprit, y poussant en-dehors la prudence et la méfiance, pour les remplacer par la naïveté et la douceur. Celui qui occupe tout, ne laissant de place qu’à l’âme, ce colocataire fort aimable avec qui il négocie, jouant le bonheur de son hôte. Raph’ inclina légèrement la tête, se maudissant lui-même de se laisser aller cette réflexion, le moment n’étant pas propice.

    Il le reconnu immédiatement, dès son entrée dans la pièce. Les lèvres de l’adulte se rétractèrent alors en une rictus de haine, ses poings se serrèrent davantage. Liam. Il ne se souciait guère de lui, autrefois... N’étais-ce pas qu’un pervers de plus dans cette école? Mais les choses avaient changées. L’insouciant avait modifié les règles, en fréquentant Lilith. Sa Lilith! Une erreur monumentale… Sa meilleure amie méritait bien mieux que ce pauvre type, il le savait. Or, tout allait bientôt rentrer dans l’ordre, non? Il tenait là l’occasion parfaite pour faire comprendre à cette vermine qu’à moins de ne pas tenir à la vie, s’éloigner de l’adorable rousse était sa seule option. Raph’ étira davantage sa bouche en un affreux sourire. .. Certes, il faisait partie de la caste cruel de ceux qui persécutent. Mais c’était différent, il avait un but : celui d’oublier sa souffrance. S’obnubiler par le sang, passer la haine dans les coups, vomir l’amour dans l’énergie d’un combat, pour finalement être débarrassé de ce tiraillement. C’était peut-être semblable, en final. Car lorsqu’il voyait un ennemi tomber, vaincu sous ses assauts, oui, il était heureux. De cette excitation malsaine qui n’assaille que les fous ou les insensibles, de ce délice qui noircit pourtant l’âme au profit de ce comportement qui à la longue, devient une drogue, un besoin. Celui de lire la douleur, la crainte, sur le visage de sa victime. De sentir l’écarlate liquide couler sur sa peau, jusqu’à s’en abreuver, en goûtant avec extase à ce parfum de victoire et de puissance. Le jeune homme secoua légèrement la tête ; il délirait.

    Raph - « L’important n’est pas ce que je fous là, mais ce que je vais y faire… »

    Une ombre passa sur le visage du pianiste. Elena. Elle aurait détesté son comportement, celui d’un monstre…Mais que pouvait-il y faire ? Les adolescents de cette école ne sont que des bêtes contrôlées par leurs hormones, des serpents habiles qui attrapent leurs victimes avec subtilité avant de les étouffer ensuite. Il les chassait, les damnait à se rependre, sous peine de devoir en assumer les dures conséquences. Car Raph’ n’était pas tendre dans ses châtiments ; à quoi bon? Les blessures cicatrisent, mais les meilleures sont celles qui marqueront à jamais la chair. Soulagé par sa propre réflexion, le musicien avança d’un pas vers celui qui lui était inférieur.

    Raph – « Tu es adulte Liam, tu es en mesure de faire des choix… Je ne te raconterai donc pas de conneries … »

    Une pause. Hésitait-il? Peut-être. Il pensait à Elle. À la manière dont elle se serait interposée entre lui et l’autre taré, simplement pour protéger la conscience de son bien-aimé et le connard qu’il avait choisi pour victime. Elle aurait ensuite posé un doigt sur ses lèvres, les yeux remplis de tant de douceur, tant de bonté, que ses envies de vengeances se seraient envolés. Ils se seraient aimés et le gamin aurait eût la peau sauve. Mais voilà…Elle n’était pas là. L’homme secoua de nouveau la tête avant de poursuivre :

    Raph – « Soit tu acceptes de laisser Lilith , soit j’te tabasse . «

    Le visage dur, l’adulte posa son regard sur son interlocuteur. Celui-ci ne prendra sans doute pas la première option. Impossible. Il cherchera à faire le héro, à défendre son soi-disant ‘amour.’
    Idiot. Pourquoi lutter vainement ?

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MessageSujet: Re: Do you run fast ? (liam)   Ven 13 Nov - 0:39

    La peur était une chose tout bonnement irrationnelle, un de ces instincts que les humains avaient fini par dompter, ou tout moins par comprendre. Si la peur était tout à fait rationnelle selon la définition que lui donnait la espèce humaine il faudrait alors très sincèrement s’inquiéter pour l’avenir qu’est le notre. En y réfléchissant, si cette soudaine monté d’adrénaline à l’approche d’un quelconque affrontement, d’une situation désagréable, ou encore en présence d’une sorte d’ennemie naturelle ne pouvait être que tétanisante, si nous ne pouvions plus la pousser à nous aider, si nous ne pouvions plus nous battre grâce à ce soudain sentiment de fierté alors je ne voyais pas ce qu’était la peur. Et d’ailleurs je ne prétendais pas en être dépourvu, je disais simplement que personnellement la peur ne paralysait aucunement mes membres, et que depuis longtemps déjà j’avais appris à l’apprivoiser de sorte qu’elle ne soit plus une ennemie mais une alliée fidèle. L’humanisation que je faisais subir à ce simple sentiment paraissait stupide, étrange, peut-être étais-je un aliéné finalement, mais qu’importait pour moi la signification psychologique de cette pensé qui fut la mienne tant qu’elle soit utile quelque part pour m’aider à survivre dans ce monde où tous ne pouvaient pas apprécier ce que j’étais. Ou plutôt ce que je fus, car il était là le problème lorsqu’on jouait trop longtemps au jeu de la séduction. Il ne plaisait guère à tous ces enfants bien élevée, dans le respect de l’autre et de son intimité, une règle de bonnes conduites et de comportement irréprochable qu’il y eut des hommes, des adolescents bourraient d’hormones qui comme moi profitaient de leur gueule d’ange pour attirer dans leurs lits des demoiselles affriolantes. Mais n’était-ce pas au départ le but de nôtre période hormonale au départ ? Nous permettre de profiter, de découvrir, de performer nos performance sexuel afin qu’adulte il nous soient plus facile d’attirer et de procréer. Certains n’arrivaient pas à envisager l’homme comme l’animal, la bête qu’il était réellement. Je n’avais cependant aucun problème à me voir ainsi, et je l’acceptais à mesure que le temps passé. Tout du moins jusqu’à quelque temps je l’avais accepté. Jamais je n’avais poussé aucune fille à coucher avec moi, j’avais je ne leur avais forcé la main, elles avaient toujours semblé constantes, aimant le temps d’une soirée une chaleureuse compagnie. Aussi, et sans vouloir vexer qui que ce soit, je ne voyais pas en quoi ce comportement fut condamnable.

    De plus, comme j’avais pour habitude de m’en rappeler, ceci faisait partie de mon passé, et mes habitudes de dom Juan – puisqu’elles semblaient devoir êtres décrits comme telle – faisaient partie d’un moi qui aujourd’hui n’existait plus vraiment. Certes je ne pouvais admettre que le sexe fût sorti de ma vie, et il ne devrait jamais en sortir d’ailleurs, mais mon expérience était maintenant exclusive. C’était comme qui dirait normal, dans l’ordre naturel des choses. Et je n’avais d’ailleurs pas à m’en plaindre. Le sexe comme la vie de tous les jours devenaient des expériences tout à fait fascinante, vivifiante, exaltante, depuis que je les vivais aux cotés de cette douce jeune fille qu’était Lilith Morgan. Et j’aimais penser pour le moment que rien ne pourrait me séparer de la douce chaleur de la vie dans laquelle je m’étais soyeusement enfermée depuis bientôt six mois. La beauté des jours ne me semblait plus aussi monotone, et pourtant jamais je n’avais cru être aussi fleure bleu et si stéréotypé que maintenant. Il me semblait parfois ressembler à ces victimes américaines de l’amour qui ne pensaient plus par elles-mêmes mais par le regard de l’autre et qui ne pouvaient plus même vivre sans le voir chaque jour. Une telle dépendance m’avait semblé stupide, irréel, jusqu’au jour où je me retrouvais face à cette jolie rousse. Si j’avais connu la dépendance auparavant, elle m’avait été fatale, je n’avais voulu la vivre de nouveau. Je n’avais voulu me replonger dans les tourments que me procurer les sentiments dont j’étais de nouveau victime. Aujourd’hui pourtant je m’y faisais avec une incroyable servilité. Je ne voulais tout simplement plus m’en défaire. Si cela était de l’amour je comprenais alors tous ces ados qui étaient capable de se jeter d’une fenêtre alors qu’ils avaient été délaissés par leur petit ami.

    Mais bien évidemment, venu d’un garçon avec le même passé que celui qui était mien, la soudaine dépendance amoureuse était bien incongrue. Si beaucoup dans l’école le pensaient, très peu osés venir me le dire, et il n’existait en réalité qu’un seul garçon bien assez fort et fou pour venir me provoquer sur le sujet. Il ne m’étonnait pas d’ailleurs que ce fut lui que je croisais à cet instant, le regard bestiale, la bouche figeait dans un rictus immonde, les mains ensanglantées dans une parfaite image de la folie. Il était probablement tout ce qui m’exaspérait dans ce monde. Le stéréotype même d’un homme qui aimerait être différent. Un héros des temps modernes qui pensait que tout lui était dû parce qu’il osait frapper le premier. Je ne savais pas d’où venait cette rage qui le caractérisait, et à vrai dire je n’en avais strictement rien à faire. Mais jusqu’à présent même si ses regards à mon encontre furent des plus haineux jamais il ne m’avait encore regardé avec autant de détermination et de fureur. Il me faisait penser à ses fous que l’on enfermait dans des salles blanches en espérant qu’ils calment leurs ardeurs. Les siennes pourtant semblaient si héroïques qu’elles n’étaient même plus condamnables. Je devais être le seul dans cette école à ne pas craindre le gourou de Raphaël, à avoir attendu que ce moment vienne – voir à espérer qu’il approche – pour pouvoir enfin le remettre à sa place. Je n’avais pas la naïveté de croire que je pouvais le battre, le mettre par terre et le frapper sans qu’il ne puisse réagir, retournant une situation qu’il ne connaissait que trop bien. Je n’étais pas sadique au point d’espérer pouvoir le blesser réellement, physiquement, je ne le souhaitais pas sachant pertinemment que Lilith ne l’accepterait pas. Cependant j’étais au moins assez fort pour lui rendre les coups qu’il me donnerait même si aveuglé par un orgueil démesuré il pourrait penser le contraire.

    Cependant sa présence en ces lieux, ce jour-là à ce moment précis me déstabilisa un moment. Pas assez pour que je perde tous mes moyens, je m’interrogeais tout de même sur la raison de sa présence dans le studio. Mais alors qu’il me répondait j’entrais dans la salle et en fermais la porte. Peut-être que ce simple geste représentait la fin de ma belle gueule d’ange …

      « L’important n’est pas ce que je fous là, mais ce que je vais y faire… »


    Je me retins de lever les yeux aux ciel, et soupirais cependant. Si quelqu’un avait bien le don de me rendre aussi sarcastique c’était lui. Ses grands discours, sa morale à deux balles sur les valeurs humaines me faisaient franchement chier, et sans vouloir offenser quiconque, je me demandais qui il souhaitait impressionner dans cette salle. Je n’étais pas dupe, je savais pertinemment qu’il voyait en moi une nouvelle victime. Un de ces blaireaux sans défenses qui étaient capable de lui demander clémence. Mais j’avais eu l’habitude de me battre dés que j’eus l’âge de 13 ans, dans les rues malfamés de Seattle. C’est en général ce qui arrivait lorsqu’on achetait de la drogue dans ces villes américaines. Mais alors que je me tournais vers Raph’ pour le regarder droit dans les yeux, un sourire satisfait s’afficha sur mes lèvres. SI il pensait m’inquiétait il se mettait le doigt dans l’œil, il était grand temps que ce jour arrive au contraire. J’en avais franchement ral le bol qu’il me tourne autour comme un lion furieux depuis que je sortais avec sa meilleure amie. Et je ne souhaitais pas avoir à me justifier ou m’excuser devant lui. Cela ne ferait qu’augmenter son orgueil qui était déjà bien trop encombrant.

      « Tu es adulte Liam, tu es en mesure de faire des choix… Je ne te raconterai donc pas de conneries … »


    J’étais soulagé. Alors même qu’il approchait vers moi le regard délirant d’aliéné perdu. Il semblait persuadé qu’il prêchait la bonne parole, que ce jour-là il faisait le bon choix. Et qui étais-je pour lui dire le contraire. J’étais adulte, comme il semblait si bien le croire, et lui aussi d’ailleurs devait l’être. Même si il se prenait pour tarzan, robin des bois ou peut-être même dieu, Raphaël était tout de même un homme adulte, et qui était accroché à ses valeurs même si à moi elles me semblaient stupides et superflues. Qui étais-je pour les lui faire la remarque aussi puéril qu’elle fut. En réalité je me fichais bien qu’il rende des comptes à tous les mecs qu’il avait tabassés, et dieu savait qu’il y en avait eu bien assez. Tant que cela n’était pas tourné contre moi je me fichais bien que connaître les agissements de cet homme.

      « Soit tu acceptes de laisser Lilith , soit j’te tabasse . »


    Cela m’étonna bien plus par contre, et lorsque le choque fut passé, j’explosais de rire. Il ne pouvait décemment pas être sérieux, ou alors il avait peur que je me défile et ne me laissais en réalité pas vraiment le choix. Il savait pertinemment que je ne laisserais pas Lilith, encore moins si la demande venait de lui. J’avais bien plus besoin d’elle que je n’avais besoin de ce corps près à être meurtri qui était le mien. Je franchis les quelques pas qui nous séparaient encore et me fichais bien de le vexer pour le coup.

      - Tu as raison Raph, c’est très adulte comme proposition … dis-je ma crise de fou rire passée, en le regardant droit dans les yeux, une expression de défis dans le regard.


    ET comment aurais-je du réagir autrement. Avouons qu’alors qu’il se voulait défenseurs des droits des femmes il ne me laissait pas vraiment le choix de mes actes sur ce coup là. Je n’en étais cependant aucunement offensé, et même je trouvais ce manque de courage tout à fait exemplaire pour ce jeune homme qui se battait peut-être mieux que quiconque dans cette école. Peut-être même mieux que moi, mais si il pensait me voir trembler de peur et attendre allongé par terre qu’il est finit de me redessiner la face il pouvait tout aussi bien sortir de cette pièce immédiatement. De toute manière, orgueil ou non je lui apprendrais à se croire supérieur en tout point aux autres. Même si je savais – inconsciemment ? – que je ne sortirais pas ici sans aucune blessures. Cependant elles ne seront que superficielles, mon honneur n’était aucunement en jeu. Il l’aurait été si je n’avais pas agi comme je l’ai fait alors.

    Sans donner le temps de répondre à Raph’, ne pouvant supporter un mot de plus de sa part, je lui envoyais une droite en plein dans le nez. Celui-ci craqua sous la force, donné par un élan avantager. Le sang coula sur mes phalanges, mais à vrai dire je n’y fis pas même attention. Mon regard était dur, semblable à celui que j’arborais lorsque, lors d’un règlement de compte j’avais subi la blessure qui me laissait encore une cicatrice sur le coup. Elle était d’ailleurs visible à cet instant, ma peau étant d’une blancheur effrayante, mon corps tendu à l’extrême, mon regard d’acier regardant Raphaël, et le sang qui coulait de son nez. Mais avant même qu’il est pu me renvoyer la pareille je repris la parole.

      - Oh, et que suis-je censé raconter à Lilith comme histoire. Je doute qu’elle apprécie l’idée que son meilleur ami est voulu refaire le portrait à son petit ami … Arg ! quel dilemme ! Je ne voudrais surtout pas la faire … Souffrir …

    Parce que je savais pertinemment que c’est la réaction qu’elle aurait si elle me voyait revenir avec la mine déconfite. Quoi que, sa réaction en me ne dérangeât pas si Raphaël arborait la même que moi. Au contraire, je me délecterais de la réaction de ma petite amie qui connaissait les habitudes de son ami, et qui prendrait probablement ma défense … Mais est-ce que cela dérangerait réellement Raphaël… J’en doutais fortement.
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