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 « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.

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Liam Owen
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MessageSujet: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Mer 4 Nov - 14:06


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Mon futur m'échappe et mon passé revient.
• PV Lilith


    J'étais revenu à l'école depuis deux jours maintenant, et je devais avouer une chose : je m'étais finalement habitué au décalage horaire. C'est fou tout de même, quand je pense qu'il y a deux jours j'étais encore dans ma petite ville de Washington, en train de me morfondre parce que j'étais loin de Cork, parce que j'étais seul, avec mon père mais il ne comptait pas vraiment - du moins pas comme je l'entendais. Cela étant dit, tous les gens qui faisaient de moi ce que j'étais, tous les amis que je m'étais fait en une année ici m'avaient affreusement manqué. J'en avais retrouvé quelqu'uns qui comme moi étaient venus en avance pour la rentrée, afin de s'installer de retrouver leur marques - enfin ce n'était pas vraiment les raisons qui m'avaient poussé à revenir en réalité -. De mon coté, c'était plus l'envie de retrouve ma chère Lilith qui m'avait décidé à revenir aussi tôt, et l'envie aussi de ne pas être victime de ma fatigue lorsque les cours reprendraient - si compté que je veuille y aller, mais sécher dés le début de l'année n'était pas très recommandé, surtout que je ne souhaitais pas prendre du retard et me faire renvoyer -. Mais depuis deux jours je me retrouvais encore seul. Certes j'avais passé quelques moments sympa avec David, mais rien qui ne puisse combler le trou béant qui s'affichait dans ma poitrine depuis un mois déjà. Un mois loin d'elle.

    Tout en elle me manquait, sa voix, son regard, son sourire, sa présence à mes côtés, la manière qu'elle avait de m'embrasser, ou de rougir quand je lui faisais un compliment. Rien qu'en y repensant un sourire s'afficha sur mes lèvres. Je n'avais pas le souvenir d'avoir été aussi heureux un jour. Non, jamais je n'avais eu autant besoin de quelqu'un à mes côtés que j'avais aujourd'hui besoin et envie de Lilith. Je la voulais constamment avec moi, et encore plus depuis que notre relation s'était officialisée. Une soirée mémorable, je peux vous l'annoncer. Mais je refusais de me souvenir de plus de peur de devoir me morfondre encore plus sur son absence prolongeait. De plus, je n'avais eu aucune nouvelles d'elle depuis une semaine, et le manque que j'avais été encore plus pressant. Dieu, il n'y avait qu'elle pour me mettre dans un état de nerfs pareil. Je tachais alors, pour ne pas devenir fou de me re-concenter sur ma guitare.

    Je me trouvais dans le foyer des élèves, qui était encore vide à ce moment de l'année. J'étais venu dans le but de me défaire de toute la tension que j'avais accumulé depuis que j'étais revenu - en partie à cause de l'absence de Lilith -. Alors depuis deux heures déjà j'étais assis sur une des tables de la salle, contre un des murs de la pièce. J'avais ma guitare acoustique sur les genoux, et je grattais sans grande conviction. Je n'avais plus d'inspiration et depuis de semaines je n'arrivais pas à créer quoi que ce soit de concret. Heureusement avec les semaines de vacances que j'avais eu avec Lilith j'avais eu m'avaient donné de belles mélodies. Certaines étaient vouées à être montrées au groupe : Les Loud Pressure. Mais beaucoup étaient bien plus intimes et ne saurait n'être jouer que par moi dans le garde privé de ma chambre. Je ne savais pas même si je les montrerais à Lilith, elle risquait de se douter de quelque chose. Je ne lui avais toujours rien dit ... Et ca aussi ca me rendait nerveux. Une nouvelle année à devoir faire attention à ce qu'elle ne sache pas qu' il y a un an à peine à la même période de l'année je ne pensais qu'à coucher avec toutes les filles qui me passaient sous le nez. En y repensant j'avais l'impression que c'était une autre vie - un peu utopique comme pensé je vous l'accorde. Cependant j'avais été fidèle durant les six mois de relation que j'avais eu avec elle. Et de cela j'en étais incroyablement fier.

    Je me mis à jouer un peu, doucement, un morceau que je ne connaissais que trop bien et que je n'avais pourtant pas jouer depuis longtemps. Depuis deux ans presque, et je fronçais les sourcils, me demandant pourquoi est ce qu'il me revenait tout à coup. Mais j'étais seul, et étrangement je n'avais pas envie d'arrêter de jouer. Cette chanson que j'avais écrite il y a de cela trois ans , et que je n'avais pas cessé d'améliorer depuis. Elle n'avait pas vraiment de nom, mais sur la partition où elle était rédigé je l'avais nommée : A Lonely September. Je ne m'arrêtais pas de jouer, et même je reprenais le morceau dés le début, et accompagner mes doigts de ma voix, doucement je fredonnais des paroles qui m'avaient un jour déchirés le coeur :

      - Je suis assis ici, seul
      Essayant de penser à quelque chose à faire
      Essayant de penser à quelque chose, n'importe quoi
      Pour m'empêcher de penser à toi
      Mais tu sais ça ne fonctionne pas
      Car tu est tout ce qui occupe mon esprit
      Une pensée de toi c'est tout ce qu'il faut
      Pour laisser tout le reste du monde derrière
      , chantais-je.


    Ces mots plus que n'importe lesquels me ramenaient à un passé que je me devais d'oublier, et d'ailleurs j'avais réussi à y échapper depuis deux ans. Les premiers mots pouvaient aussi bien se rapporter à ma situation présente. J'étais assis, j'étais seul, et je faisais tout pour ne pas penser à Lilith. Pour ne pas me laisser aller au manque qu'elle créait en moi. Mais contrairement au moment où ces mots avaient été écrit, je savais aujourd'hui que Lilith reviendrait - la fille dont parlait la chanson n'était jamais revenue.

      - Bien je n'avais pas prévu que tout cela aille aussi loin
      Et je n'avais pas prévu de me rapprocher autant de toi et partager tout cela
      Et je n'avais pas prévu de tomber amoureux, mais je l'ai fait
      Et tu n'avais pas prévu m'aimer en retour, mais je sais que tu l'as fait

      Je suis assis ici essayant de me convaincre
      Que tu n'est pas fait pour moi
      Mais plus j'y pense, moins jy crois
      Et plus je te veux ici avec moi
      Tu sais les vacances approchent
      Je ne veux pas les passer seul
      Les mémoires du temps des fêtes avec toi
      Vont simplement me tuer si je suis seul


    Et je me souvenais encore aujourd'hui, dans cette salle vie, seul, de tout ce que j'avais vécu avec elle. Cependant, ces souvenirs contrairement à d'habitude ne me laissaient pas une quelconque traces de mélancolie. Je souris en chantant, je commençais à m'émanciper de ces souvenirs, je commençais à les accepter, et je devais avouer que je me sentais enfin rassurer. Je l'avais finalement oublier, elle et tout ce qu'elle avait fait de moi. Tout ce que je n'aimais pas. Pourtant je savais que ca ne changeait pas grand chose en définitif, et je savais que je n'y étais pour rien dans ce changement, je devais tout à Lilith et à ce qu'elle m'avait offert durant six mois. Je m'en sortais de mieux en mieux. J'avais même oublié son nom ...

      - Je sais que ce n'est pas la meilleure chose a faire
      On dirait que nous ne pouvons pas se la jouer comme il le faut
      Mais qu'est ce que je ne donnerais pas pour avoir une autre chance ce soir
      Une autre chance ce soir

      Je suis assis ici essayant de me divertir avec cette vieille guitare
      Mais avec toute mon inspiration perdue ça ne m'amène pas très loin
      Je regarde autour de moi dans ma chambre et tout ce que je vois me rappelle toi
      Oh je t'en prie, chérie prend ma main
      Nous n'avons plus rien à prouver


    Je me souvenais de cela aussi. De l'avoir supplier, de me reprendre, de me laisser une chance d'être celui qu'elle désirait, de m'aimer. Mais rien n'y avait fait. Cependant aujourd'hui je savais que j'avais changé, que je ne la désirais plus et que plus encore je n'avais plus rien à me prouver. J'étais devenu quelqu'un de bien ? N'est-ce pas ...


      - Bien je n'avais pas prévu que tout cela aille aussi loin
      Et je n'avais pas prévu de me rapprocher autant de toi et partager tout cela
      Et je n'avais pas prévu de tomber amoureux, mais je l'ai fait
      Et tu n'avais pas prévu m'aimer en retour, mais je sais que tu l'as fait

      Et je n'avais pas prévu te rencontrer alors
      Que nous n'étions que des enfants
      Et je n'avais pas prévu que tu trouves agréable
      La façon dont j'embrasse
      Et je n'avais pas prévu de tomber amoureux, mais je l'ai fait
      Et tu n'avais pas prévu de m'aimer en retour mais je sais que tu l'as fait
      Ne dit pas que tu ne m'as pas aimé en retour parce que je sais que tu l'as fait
      Non, tu n'avais pas prévu de m'aimer en retour
      Mais tu l'as fait


    J'avais fermé les yeux pour la fin de la chanson, me laissant aller à ses souvenirs qui ne me faisaient plus souffrir comme avant. Certes je me demandais encore si elle disait la vérité lorsqu'elle m'avait craché à la figure qu'elle ne réussirait jamais à aimer autre chose que mes caresses à son encontre. Ca m'avait blessé, et aujourd'hui encore je me demandais si quelqu'un ne m'aimera jamais comme j'étais capable d'aimer. Il y avait Lilith cependant qui ne quittait jamais mes pensés. Je l'aimais, je le savais, et pourtant j'avais la trouille de le lui annoncer avant qu'elle me le dise. Parce que je savais qu'elle m'aimait, c'était presque évident, n'est-ce pas ?

    Une effluve de parfum vint chatouiller mes narines et toutes pensés logiques quittèrent mon esprit. J'ouvris les yeux, et je souris, pourtant je ne bougeais pas croyant à un rêve. La chanson était terminée, je mettais une crois dessus, comme sur mon passé, passé que je ne lui avais pas encore avoué - et je jurais que je ne le ferais pas parce que je ne souhaitais pas la blesser et la perdre. Mais pour le moment je savourais l'instant, me plongeant dans ses yeux émeraudes. Elle était revenue.

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MessageSujet: Re: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Jeu 5 Nov - 5:02


Liam & Lilith

    J’étais de retour dans mon petit chez moi depuis quelques heures à peine et j’étais déjà prête à reprendre la routine qui allait remplir ma vie pour les dix prochains mois. J’avais pris l’avion la veille pour retourner dans mon petit chez moi à temps presque plein. Malgré le fait que j’aimais mes parents d’adoption, que j’aimais être chez moi à Liverpool, je m’étais ennuyée de cette école qui avait changé ma vie. Non pas en me donnant une révélation divine ou en me montrant la voix de la sagesse pour devenir la prochaine Nobel de la paix, mais juste en me faisant rencontré la personne qui allait changer ma manière de voir la vie. J’avais rencontré il y a déjà 6 mois de ça un garçon qui avait réussi à me donner envie de me lever le matin. Non pas que j’étais déprimée avant sa rencontre ou quoi que ce soit du genre. C’était plutôt le fait que j’avais une motivation de plus. Un petit quelque chose qui me donnait envie de donner mon maximum. Au début, quand je l’ai vu entrer dans le petit studio que j’avais choisi, je m’étais demandé pourquoi il ne voulait pas aller ailleurs. J’aimais bien faire mes choses en tête-à-tête avec moi-même. Cependant, après avoir médité quelques instants mes envies, je l’avais laissé se joindre à moi et je crois que c’est la meilleure décision que j’ai prise de ma vie jusqu’à présent. Il y avait le fait que j’ai choisi de venir à Rock-Magik qui avait été une très bonne décision. Sans cette décision, la première n’aurait pu être prise.

    Mais bon, peu importait les décisions que j’avais prises, elles étaient faites et ne pouvait pas être changées, Dieu merci. Mais bon, le voyage n’avait pas été très long et c’était une bonne chose. J’avais attendu plus longtemps à l’aéroport que dans l’avion, si cela peut vous aider à illustrer tout ça. Disons que le trajet entre Liverpool, c’est à Londres pour ceux qui sont mauvais en géographie, et Cork est plutôt cours. 2h tout au plus. Je plaignais mon pauvre petit copain qui allait devoir faire des heures de vol simplement pour venir ici. Le trajet entre Washington et Cork est vraiment long. En plus, il y avait le décalage horaire qui allait le chambouler, franchement à sa place je manquerais de motivation. Mon vol était parti la veille à 23h30 et j’étais arrivée à 1h30 à l’aéroport de Dublin. Ensuite j’avais eu à faire 3h d’autobus pour arriver à l’école. Ensuite décharger mes bagages et retourner à ma chambre. J’avais sorti mon pyjama, l’avait enfilé et je m’étais couchée sans plus de cérémonies. J’avais dormi comme un bébé jusqu’à 10h25. Je m’étais levée, seule dans ma chambre puisque mes colocataires n’étaient pas encore arrivées. C’était une bonne chose puisque j’aurais amplement de place pour pouvoir prendre mes aises et m’installer sans empiéter sur l’espace vital des autres filles. J’avais donc pris ma douche rapidement et je m’étais mis à mon rangement. Mes vêtements étaient allés dans ma garde-robe, mes sous-vêtements dans un tiroir, mes bas dans un autre, mes chaussures sur un petit tapis que j’avais installé près de ma garde-robe. Brosse à dent et mes autres trucs de toilettes dans notre salle de bain, mon fer plat les avait accompagnés ainsi que mes accessoires à cheveux.

    Bref, j’avais reconstruit mon petit chez moi en paix. En plus, quoi de mieux pour me mettre de bonne humeur, j’avais mis ma musique dans la radio qui était déjà dans ma chambre et j’avais pu l’écouter aussi fort que je le voulais sans problème. Ce n’est pas la belle vie ça ? Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, faire du ménage n’est pas une corvée si je peux chanter en danser en même temps. Bon, il est évident que la porte de ma chambre était fermée, mais pas ma fenêtre. Il faisait soleil, la température était chaude et en plus, il y avait une odeur qui était indescriptible. Certaines personnes peuvent déprimer quand c’est la rentrée des classes, mais ce n’est pas mon cas. J’aimais la rentrée, surtout cette année-là. J’allais revoir les pleines typiquement irlandaise, mon petit copain tous les jours ainsi que mon groupe. J’avais hâte de les revoir tous et de pouvoir commencer les répétitions beaucoup plus sérieusement. J’avais écrit des tonnes de chansons durant l’été et je voulais les proposer au groupe et pouvoir mettre une mélodie sur celles qui allaient être choisies. Tellement de choses étaient à venir que j’en trépignais déjà. J’avais donc fait mon rangement en pansant à tout ça, en chantant à tue-tête et en dansant gaiement. Rien de bien impressionnant, juste une expression plutôt visible de ma joie. La seule chose qui manquait à mon bonheur quasi complet était de voir mon petit copain.

    Mais qui est ce jeune homme ô combien intriguant dont je parle tout le temps ? Liam Owen. Un américain à l’accent des plus charmants qui a réussi à faire battre mon petit cœur de fille qui ne savait pas où aller. Il est un garçon des plus charmeur et charmant qui me ressemble étrangement. Bon, tout est relatif vous dites et je ne peux qu’être d’accord. J’ai une confiance aveugle en lui. Je lui ai tout dit à propos de moi et je lui ai même présenté mes parents d’adoption durant l’été. Ils avaient trouvé son accent américain vraiment mignon, tout comme moi d’ailleurs. Mais bon, j’avais aussi été chez Liam, mon premier voyage en Amérique. J’avais adoré ma semaine là-bas. Le père de Liam était vraiment charmant, on voyait bien que mon amoureux ne venait pas du voisin. Il ressemblait beaucoup à son père. J’avais vu des photos de sa mère, une femme magnifique morte beaucoup trop tôt. Le voyage avait été des plus dépaysant, comme celui de Liam chez moi, c’est évident. Disons que Liverpool et Washington ne sont pas du tout le même genre de ville…il ne faut pas un BAC en géographie pour le voir. Nos vacances avaient été riches en beaucoup de choses, en nouveauté et en choses qui ne concernent que nous, ne vous en déplaisent. Il y avait longtemps que je n’avais pas autant profité de mes vacances d’été. Mes parents s’en étaient bien rendu compte, le changement en moi était des plus visibles selon eux et j’avais bien vu que ça leur faisait plaisir. Ils avaient eu tellement hâte de rencontrer Liam que les préparatifs avaient prirent la semaine. Préparer la chambre d’invité, c’est-à-dire aérer, changer les draps et dépoussiérer. Petite discussion concernant de quoi parler et ne pas parler. Je ne voulais pas qu’il y ait de malaise dans le genre : «Que fais ta mère dans la vie ? Euh…elle est morte. » Ça aurait jeté un certain froid sur le reste de la soirée.

    Mais bon, ce n’était plus le moment de penser à tout ça. J’avais terminé mon ménage et j’avais envie d’aller profiter de la journée. Je m’étais donc changée pour enfiler un short rouge et une camisole blanche et je me suis mise en sandales. Rien de bien complexe. Je suis donc partie, mes sandales claquant un peu sous mes talons et mes cheveux roux bougeant au rythme de mes pas. J’étais dans le couloir près de la sortie quand j’ai entendu quelque chose qui m’a retenu sur place. Je n’étais pas vraiment certaine de ce que j’entendais, mais mes doutes n’étaient pas des plus grands. J’ai donc changé de direction, suivant le son. Une voix basse et une guitare. Je ne discernais pas les paroles, mais je ne pouvais me tromper. Cet accent et cette voix m’étaient beaucoup trop familiers pour que je puisse les confondre. Je suis arrivée face au foyer des élèves et c’est là que je l’ai vu. Guitare à la main et les yeux fixant ses doigts, concentré. Je suis entrée silencieusement dans le local en réussissant à capter les derniers mots sortant de la magnifique bouche que j’aimais tant embrasser. Je ne connaissais pas cette chanson, mais bon, je me suis dit que ça devait être une composition personnelle qu’il me montrerait plus tard. J’étais allée face à mon amoureux et j’avais observé sa réaction. Yeux fermés, il a souri avant d’ouvrir ses yeux pour que je puisse voir ses prunelles brunes claires qui montraient qu’il était de bonne humeur. Je me suis assise près de lui et je l’ai regardé quelques secondes avant de l’embrasser doucement. Cela faisait bien un mois que je ne l’avais pas vu, c’était extrêmement long. Vu la distance qui séparait nos maisons, il était assez complexe de se voir. Je reprenais donc notre retard. Durant que mes lèvres dansaient avec les siennes, ma main est allée se perdre dans les cheveux noirs et en bataille de Liam. Mon autre main est allée se loger au creux de son cou et y est restée jusqu’à ce que je décide de laisser mon petit copain respirer, et moi-même par la même occasion. Cependant, cela ne veut pas dire que je me suis éloignée. J’ai regardé Liam dans les yeux et je lui ai souri malicieusement.


    -J’imagine que ça ne t’étonne pas si je te dis que tu m’as manquée n’est-ce pas ?

_________________

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    'Til the lights burn out
    Lets laugh until we cry
    Life is only what you make it now
    Let us have the time of our lifes




Dernière édition par Lilith Morgan le Lun 9 Nov - 3:09, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Ven 6 Nov - 1:41



    Dans un pays merveilleux il y aurait eu cette fille qui serait entré dans ma vie dés le premier jour. Je l'aurais accompagné pour son premier jour d'école, et d'ailleurs nous aurions été dans la même classe puisque nous avions le même âge. Je l'aurais regardé, intrigué, attiré par cette splendide et fantaisiste chevelure rousse, par son regard émeraude, et par sa prestance joviale. J'aurais tout de suite voulu me lier d'amitié avec elle, et cela n'aurait pas été très difficile. Elle m'aurait accepté en tant qu'ami et très vite nous serions devenus inséparables. Aussi, nous passerions les week-end chez l'un ou chez l'autre. Les mercredis après-midi ensemble aussi, bien évidemment, et surtout nous ne supporterions pas de partir en voyage avec nos parents sans que l'autre ne soit présent. Nous aurions tous les deux réussi nos études, et dés l'entrée au lycée nous aurions commencé à sortir ensemble. Nous représenterions le couple parfait, et nous serions d'autant plus irréprochable et inséparable. Je n'aurais pu passer un jour loin d'elle. Aussi, nous aurions tous deux découvert notre passion pour la musique - ou plutôt elle aurait découvert cette passion et je l'aurai suivi par passion pour elle - et nous saurions joué de tous les instruments dont il était possible de jouer. Nous serions doués, comme nous nous devions de l'être. Tous nos camarades nous envieraient, nous jalouseraient, et pourtant nous n'aurions d'oeil que l'un pour l'autre. Bien sur, après l'obtension de nos diplômes nous serions partis dans la même école, aurions pris un appartement ensemble, nous serions propablement marié, et aurions eu des enfants - deux petites filles trop mignonnes ! -. Suite à cela nous aurions passé une vieillesse heureuse, ne pouvant rien regretter de la vie que nous aurions eu ensemble. Dans un monde idyllique et parfait, sauf que ce n'était pas le cas de notre monde.

    Cependant je pris conscience que je me remettais à rêver à ce genre de chose, ce qui ne mettait pas arrivé depuis des années déjà. La dernière remontait certainement à la mort de mère, ou avant plutôt . Suite à cette accident tragique j'avais cessé de rêver à un monde meilleur, j'avais juste appris à subir les épreuves que celui ci nous donnait à suivre. Je m'en sortais plutôt pas mal, et aujourd'hui la présence de Lilith à mes côtés me semblait être une sorte de cadeau, un miracle. Je prenais chaque instants passés avec elle avec une sorte d'euphorie qui ne semblait jamais pouvoir me quitter. Je ne savais pas si c'était l'amour qui me rendait aussi guimauve mais je me sentais irréprochablement bien, et finalement c'est tout ce qui comptait vraiment. Quoi que non, en y repensant vraiment, ce qui comptait c'était elle, et uniquement elle. La voir pétillante de joie, souriante, joyeuse, ou encore rougissante, ou au bord de l'extase c'est tout ce qui me fallait pour me sentir combler. Et j'étais en général d'autant plus réjouis lorsque je prenais conscience que ce n'était autre que ma présence qui la mettait dans cette état. Parce que c'était souvent le cas, j'imaginais du moins, et ca m'aidait à mieux m'endormir le soir, des beaux rêves plein les yeux. Et tout ce que j'avais pu faire par le passé s'évanouissait dans un soupir, je n'y pensais que rarement d'ailleurs. La seule chose qui me mettait un peu mal à l'aise, quoi que non, cela me stressait carrément, c'était le fait que Lilith, elle ne savait rien de tout ce qui constituait la personne que j'étais. Ou plutôt que j'avais pu être. Parfois lorsque nous marchions ensemble dans un couloir les regards que certaines filles nous lançaient m'inquiétaient. Je les reconnaissais, sans véritablement m'en souvenir, mais je savais que n'importe laquelle d'entre elles pouvaient parler à Lilith de celui que j'étais. Et c'est sa réaction que je redoutais par dessus tout.

    Mais pour le moment je ne souhaitais pas y penser, et profiter plutôt des retrouvailles que m'offrait la rentrée. Deux jours que j'étais ici, ou plutôt j'étais revenu deux jours auparavant. Dés le premier instant que j'avais passé à Cork j'avais croisé un pote, David, avec lequel j'avais discuté. Suite à quoi nous étions revenus ensemble à l'école, j'avais trouvé ma chambre, avait posé ma guitare, jeter ma valise, m'était mis sur mon lit et avait dormi pendant près de 12 heures d'affilés. Lorsque je m'étais réveillé, au beau milieu de la nuit, encore seul dans ma chambre j'en avais profité pour défaire mes affaires, faire mon lit, ranger correctement ma jolie demoiselle - je parle bien évidemment de ma guitare - et était reparti dans le doux monde des rêves. Je devais avoir accumulé presque 24 heures de repos en deux journées, et j'étais maintenant d'attaque pour la rentrée. LEs premiers cours, et surtout les premiers bécotages avec ma douce Lilith. En même temps me bécoter tout seul ca n'aurait pas été très amusant. Mais maintenant c'était fini les heures en solitaires, maintenant que je n'attendais qu'elle, et depuis tôt le matin, maintenant qu'assis sur cette table je n'attendais que la touché de sa main sur la mienne, et la sensation de ses lèvres sur ma bouche. Alors qu'elle m'était enfin apparue là, à quelques mètres à peine, magnificence, déesse du vice. Tous mes sens me tiraient vers elle, pourtant j'avais été incapable de bouger. Ce fut elle qui vint vers moi, son adorable sourire aux lèvres, et qui me prenant vers elle m'avait finalement embrasser.

    Et quelle douce sensation retrouvé, quelle meilleure instant que celui que vous passiez dans les bras de votre âme soeur. Car de mon point de vue, il fut impossible qu'elle ne soit pas faite pour mes bras. Sa main fourrageait mes cheveux, et la seconde me prenait sur elle. Je souriais contre ses lèvres, me délectant de cette caresse retrouvée. Dieu, elle m'avait manqué, et je prenais conscience de la force de ce manque lorsqu'enfin je la tenais de nouveau dans mes bras. quelques souvenirs plaisant de nos vacances communes me revint, et des images peu catholiques avec. Je n'y pouvais rien, j'étais un mec déjà et je tenais contre moi la plus luxuriante des créatures de ce monde. Lilith incarnait la beauté naturelle et immortelle, et je ne résistais pas à la passion qu'elle seule déclenchait chez moi. J'avais l'impression de l'avoir attendue trop longtemps, et je passais une main derrière son dos pour la tenir contre mon torse. Elle quitta cependant ma bouche après quelques instants de lutte acharné, me souriant, joyeuse, ravie, tout comme moi.

      -J’imagine que ça ne t’étonne pas si je te dis que tu m’as manqué n’est-ce pas ?


    Je lui souris pour toute réponse, posais ma guitare près de moi, pris son visage entre mes deux mains et plongeais sur ses lèvres de nouveau. Loin d'être aussi sage que le premier ce baiser ce fit bien plus furieux, passionné, à la hauteur du flot d'émotion qui me bouleversait. J'avais l'impression de me sentir enfin à ma place, entre ses bras, dans son étreinte, et jamais plu je ne souhaitais la quitter. Je me sentais chaleureusement accueilli et c'était tout à fait sublime comme sensation. J'obtins l'accès à sa bouche et ma langue dansa avec la sienne dans une lutte effrénée. Tout à fait sublime. Je trouvais presque dommage que nous devions respiré, ou sinon je serais resté des heures à l'embrasser sans arrêt parce que je n'aimais que trop cela. Elle seule me mettait dans cette état. Elle était cependant pas tout à fait la première à me faire autant d'effet, et c'était dommage, en un sens. Cependant elle ne le savait pas tout cela. Aussi je pus lui sourire sans contraire, plongea vers son cou, sous ses cheveux pour respirer son doux parfum. Ca aussi ca m'avait manqué. Je souris contre sa peau, et embrasser délicatement son cou de neige. Je murmurais à son oreille ;

      - Et moi si je te disais que je ne rêve que de toi depuis plus d'un mois ... non depuis six mois en fait tu occupe toutes mes pensés ... Avouais-je à demi amusé.


    Je me retenais de laisser une marque de suçon sur son cou, habitude que j'avais pris durant les vacances avec elle mais qu'elle n'aimait pas tant que cela, je le savais. Je me retirais donc de sa peau, lui faisais face de nouveau. Je pris sa main dans la mienne, et embrassa sa paume délicatement. Je la regardais, la déshabillais littéralement du regard - ce qui n'était plus très dur je la connaissais par coeur à présent -.

      - Tu es revenue quand ? Demandais-je tout en m'inquiétant du fait d'avoir perdu de précieux instants avec elle.
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MessageSujet: Re: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Lun 9 Nov - 3:31


Liam & Lilith

    Doux plaisirs qui m’avaient manquée durant le dernier mois. Ces sensations m’avaient tellement manquée. Depuis que j’étais en couple avec Liam, je n’avais jamais vraiment manqué de sa présence. Cependant, je n’avais pas vu mon petit copain durant le dernier mois. Je ne l’avais pas vu, je ne l’avais pas touché, pas embrassé, je n’avais pas ébouriffé ses cheveux, rougis à cause de lui, rit à ses blagues stupides ou simplement tenu sa main. Ces petites choses peuvent sembler très banales et ordinaires dites comme ça, mais ce n’est pas le cas. Pour moi, ces simples gestes ont fait partie de ma routine durant 6 mois, alors 1 mois sans eux m’a un peu déboussolée. Mais bon, maintenant, cette période de jeûne était du passé. J’étais dans le foyer des élèves avec le meilleur petit copain du monde, j’en étais vraiment convaincue. Il était doux, attentif, beau, gentil, drôle, un peu idiot, embrassait bien et imposait. Je ne pouvais que me sentir en sécurité en sa présence. Il y avait bien un ou deux autres détails qui lui donnaient des points, mais ceux-là étaient un peu trop personnels pour être étendus sur la place publique, vous voyez ce que je veux dire…je le sais très bien que vous comprenez. Tout le monde ne pense qu’à ça de toute façon. Avec un petit peu de jugeote vous allez comprendre.

    Mais bon, peu importait ses performances sexuelles, je me suis trahie zut, à ce moment-là. Je me tenais contre lui et l’avait embrassé tendrement. C’était une manière de lui annoncer qu’il m’avait manquée. Je suis certaine qu’il avait apprécié l’attention. C’est un garçon après tout et le connaissant, c’était plus que probable. J’ai senti sa main venir dans mon dos et cette petite sensation me fit plaisir, comme s’il y avait un creux dans mon dos sculpté juste pour elle. Je me suis donc encore plus rapprochée de Liam sous la pression, très légère, de cette grande main qui pouvait gober la mienne plus facilement qu’un gamin avec un biscuit. Ça ne me déplaisait pas du tout au contraire, j’adorais m’appuyer sur son torse dure. J’étais ravie de nos retrouvailles, je n’aurais pas pu tenir un autre mois, je me serais payée un autre billet pour les États-Unis…le coût aurait été dure à gérer, mais je l’aurais fait quand même. Mais bon, j’avais dégagé ma bouche de la sienne pour pouvoir lui parler, lui sourire et le regarder. C’était une autre des choses qui m’avaient manquées, le regarder. Lui et ses cheveux noirs, ses yeux; bruns clairs lorsqu’il est heureux et presque noirs lorsqu’il est de mauvaise humeur, ses lèvres minces, les muscles de son ventre, ses fesses…tout de lui. Disons que nos sessions piscines de cet été m’avaient plus que ravie. Liam était beau, je ne pouvais pas dire ça autrement.

    Je l’observais alors qu’il posait sa guitare plus loin et qu’il me souriait. Je venais de lui demander si ça l’étonnait qu’il m’ait manquée. La seule réponse à laquelle j’ai eue droit est un sourire, du moins, c’était la seule que j’ai eue avant qu’il ne saisisse mon visage entre ses grandes mains et m’occupe à sa manière, d’une manière que j’aimais beaucoup à vrai dire. Comme d’habitude, le baiser initié par mon petit copain était beaucoup plus fougueux que moi, mais tout aussi riche en émotion, nous les exprimions seulement différemment. Je répondais donc à son élan passionné de la même manière et heureusement que je savais que l’école était presque déserte parce que j’aurais été gênée à coup sûr. Je n’aimais pas me donner en spectacle comme ça. Je trouvais ces moments trop intime pour être vus de tous. Je voulais réserver cela à Liam, pas aux autres. J’étais toujours assez timide sur certains points comme on pouvait le voir. Mais bon, n’ayant aperçu personne aux alentours, je pouvais m’adonner à ce doux plaisir qu’était d’embrasser Liam autant que je le voulais. Ma main gauche fourrageait toujours dans ses cheveux noirs alors que ma main droite faisait pression sur la nuque de mon guitariste pour l’approcher de moi le plus possible, ne voulant pas qu’il se détache. Ma bouche dansait au rythme effréné de la sienne et nos langues en faisaient autant. Malheureusement, nos têtes durent s’éloigner pour nous laisser respirer, besoin nécessaire qui nous coupait toujours. Cependant, mon petit copain ne s’arrêta pas là, bien évidemment. Il descendit un peu plus, allant chatouiller mon cou qui était plutôt sensible. J’ai ri doucement et j’ai repensé à nos plaisirs de l’été qui venait de se terminer. Je n’avais pas vraiment apprécié les petites marques plutôt claires qu’il avait laissées sur ma peau. Heureusement, mes parents n’avaient pas fait de remarques s’ils les avaient remarqués. J’aurais été beaucoup trop mal à l’aise. Mais bon, il embrassa doucement ma peau avant de remonter chuchoter à mon oreille.

    Ses paroles me firent sourire et j’ai simplement répondu non tout aussi amusé alors qu’il embrassait encore mon cou. J’ai moi-même embrassé le dessus de sa tête avant qu’il ne revienne emprisonner mes yeux des siens. J’avais de la chance et je ne pouvais m’empêcher de le penser à chaque jour. Franchement, la venue de Liam dans ma vie avait été une bénédiction et si j’avais cru en une entité suprême cachée dans les nuages ou autre part, j’aurais pensé qu’il aurait enfin décidé de se racheter des misères qu’il a mises sur ma route lorsque j’étais jeune. Cependant, ce n’était pas le cas, je ne croyais pas en grand-chose. Je croyais en l’homme, capable de bon et de mauvais, je croyais aussi en Liam et mes parents. C’était les seules choses en quoi je croyais. Le reste n’était que chance ou malchance. Cela peut paraître pessimiste et rabat-joie, mais nous sommes beaucoup moins déçus ainsi, je crois. Chacun à sa propre philosophie alors je peux bien croire en ce que je veux. En plus, croire en ce que je crois est déjà pas mal. J’avais une confiance aveugle en mon petit-ami et mes parents d’adoptions. Ma vie était beaucoup plus belle depuis qu’ils étaient tous près de moi.

    Mais bon, à ce moment-là, j’étais parfaitement heureuse près de Liam, mon guitariste, mon homme, ma bénédiction. Je regardais ses magnifiques yeux noisettes alors qu’il prenait ma main droite et embrassait ma paume. J’ai souri face à ce petit geste tout en écoutant la question du beau brun. Quand étais-je arrivée ? Tôt ce matin-là. J’étais entrée dans ma chambre à 4h46 exactement. Je m’étais couché exactement 10 minutes plus tard. La fatigue dans le corps. Je n’avais pas pu dormir durant mon vol, j’en étais tout simplement incapable. Non pas que j’ai peur en avion, je suis simplement mal à l’aise et ça me fait un blocage. Bref, j’ai souri à mon petit copain avant de lui répondre doucement tout en m’appuyant sur le dossier du divan où nous étions tous les assis.


    -Je suis arrivé vers un peu plus de 4h30 ce matin. Je serais bien allée te voir, mais je me suis dit que tu dormais, je ne voulais pas te déranger et je ne savais pas trop si tes colocs étaient là. Et toi ? Pas trop dérangé par le décalage horaire ?

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MessageSujet: Re: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Mer 11 Nov - 18:05



    J'avais l'impression de la découvrire pour la première fois, tout en sachant pertinemment cette fois que cette fille d'un extrême douceur et d'une beauté ensorcelante et naturelle était mienne. Plus encore, alors que je la déshabillais du regard mon coeur battait dans ma poitrine à un rythme effréné. Comme la première fois, il y a six mois, où je l'avais vu dans le self. Elle m'avait subjugué dés le premier regard. Dés la première parole je fus tout à elle, et aujourd'hui encore je me voyais mal m'éloigner d'elle, ne serait-ce que l'espace d'une seconde ( ca vous rappel quelqu'un ? XD ). Et je la retrouvais à peine. Habillée encore simplement, mais pourtant tout à fait désirable, je la tenais contre moi et l'embrassais assez pour lui faire perdre haleine. Et ce simple geste amoureux devenait une véritable torture parce que je ne pouvais décemment pas lui faire l'amour sur cette table, au milieu de cette salle où n'importe qui pourrait entrer d'une minute à l'autre. Et ça c'était de la torture pour moi. Je pris conscience de la frustration sexuelle que j'avais entassé durant ces longs moment loin de cette douce jeune fille. Lilith ... Lilith ... mon corps se collait à elle, et une réaction tout à fait habituelle pour un garçon se fit sentir bien trop rapidement. Je fus bien obligé de quitter sa bouche pour réfréner mes envies de mâle en rut. Mais la regarder alors que je venais de l'embrasser bien trop passionnément ne me calma pas, bien au contraire. Elle était encore contre moi, assise sur le divan où nous étions tombés lors de nos retrouvailles. Je la tenais sur moi, affalée, et l'observais alors qu'elle tachait de reprendre son souffle. Elle avait des mèches folles autour de son beau visages. Ses joues étaient rougies, ses lèvres gonflées et ses yeux pétillants. Elle ne m'avait jamais semblé aussi désirable qu'à cette instant .

      *Bon sang Liam calme toi Mec ! Tu ne peux pas toujours penser au Sexe !? Même en présence de Lilith ...*


    Ouais, c'était mal ... Normal certe, mais mal. Je voulais tellement plus qu'un simple relation basé sur le sexe avec elle. Cette pensé réussi à me calmer, un certain temps en tout les cas. Et j'en profitais pour entamer la conversation. Je souriais maintenant, plus qu'heureux de l'avoir de nouveau contre moi. La dernière fois que nous avions été dans une telle position ce fut lors des jours qu'elle avait passé chez moi, à Washington. Elle découvrait alors les Etats-Unis pour la première fois, et je m'étais délectée de la voir s'émerveiller pour tous les lieux où je l'emmenais. Les grands lacs, les cascades, les forêt immenses, avec une faune et flore unique. Je vivais près d'un grand parc naturelle, où les loups et les élans étaient nombreux. Nous en avions aperçu. Quelques uns. Nous nous étions baignés dans une eau fraiche pour la saison, mais chaude pour nous. Dans un lac naturelle, surplombé de falaise. Un lieu tout à fait idyllique où Lilith avait voulu venir plusieurs fois. De mon cotê, avant que ce ne soit pour elle, je n'y étais pas retourné depuis deux ans. Depuis en réalité, que j'avais sauté de ces même falaises et avait failli finir ... mort ? C'était une des choses que je m'étais bien gardé de lui raconté, pas très fier de moi sur ce coup. Ou plutôt je ne voulais pas lui raconter dans quels circonstances je m'étais retrouvé à faire le guignol sur ces rochers. A part cela, il y avait eu ... des balades à cheval, nombreuses, la découverte de la ville de Seattle, de Port Angeles ... Du Shopping, évidemment. Et comment y échapper avec une fille ? Et surtout, ma famille - mes soeurs étaient venues passer quelques jours à la maison lors du séjour de Lilith - avait fait la connaissance de ma petite amie. Une fois que celle-ci fut rentrée chez elle - et les aurevoirs avaient été les plus durs de toute ma vie - je n'avais pas arrêter d'entendre parler d'elle.

      Ma Soeur « Comme elle est merveilleuse Liam !
      Mon autre soeur « Liamounet - surnom débile donné par ma soeur Rachel --' - tu as tiré le gros lot dis moi ! Tache de ne pas faire honte à la famille"
      Un des potes débiles que je connaissais depuis trop longtemps « Elle est jolie ta copine, j'imagine que tu veux la garder rien que pour toi !"
      Mon père « Elle me fait penser à ta mère ..."


    Ma mère ... Les vacances d'été avaient toujours été redouté pour cela. Je les avais toujours redouté, ou plutôt depuis mes huit ans. Parce que c'était une période où toute la famille se retrouver, et où ont ne fêté plus mon anniversaire mais la mort de ma mère à la place. Dire qu'on le fêtait c'était un peu fort. On se retrouvait tout les quatre, on allait au cimetière, on y déposait les fleurs, et on y laissait mon père, seul, qui parlait souvent jusqu'à la tombée de la nuit, ou qui restait silencieux, jusqu'à ce que je vienne le chercher pour le faire sortir de ce lieu que personnellement j'exécrais. Je n'aimais pas y aller. Je n'aimais pas me souvenir de ce pourquoi nous y allions. J'aurais encore préféré penser qu'elle était partie, en France par exemple où elle rêvait d'aller. Et qu'elle reviendrait un jour. Il m'arrivait aussi de penser que cela aurait pu être moi à sa place. Si elle n'avait pas voulu me faire une surprise en m'interdisant de monter en voiture avec eux ce jour-là. J'aurais pu être à sa place, et c'est une idée qui me rendait bien trop désespéré. Mais cette année, pour la première fois en neuf ans, je n'avais pas redouté le mois de juillet. Au contraire, j'avais vu la une opportunité de me retrouver enfin seul avec Lilith. De pouvoir profiter d'une journée entière avec elle, sans cours, sans répétitions, sans d'autres personnes que nous. J'avais aimé me glisser dans sa chambre le soir pour dormir en la tenant dans mes bras, n'utilisant jamais la chambre d'ami que ses parents avaient aménagé pour moi. J'avais aimé parler des heures avec elle pour ne rien dire, ou pour l'écouter parler d'elle, simplement. Et j'avais aimé aller une colline - là où la vue est des plus fantastique - avec elle pour jouer de la musique, regarder les étoiles, ou simplement nous bécoter à l'abri des regards. Et maintenant, alors que la rentré approcher, que nous reprenions les cours dans deux jours, je repassais tous ces moments dans mon esprit - qui ne représentaient qu'un faible pourcentage de tout ce que nous avions partagé - et je pensais qu'enfin je n'avais ressenti aucun sentiments d'amertume durant l'été. La chaleur du soleil m'était enfin réapparue ...

    Et maintenant la seule chose que je voulais c'était passer encore du temps avec elle. Des heures, des jours, des semaines uniquement avec elle. Mais je savais que pour que cela se fasse il fallait bosser toute une année dans cette école. Et j'avais presque hâte de reprendre les cours au bout du compte. Mais me sortant de mes pensés pourtant agréable, Lilith répondit à ma question qui était de savoir depuis quand elle était rentrée.


      -Je suis arrivé vers un peu plus de 4h30 ce matin. Je serais bien allée te voir, mais je me suis dit que tu dormais, je ne voulais pas te déranger et je ne savais pas trop si tes colocs étaient là. Et toi ? Pas trop dérangé par le décalage horaire ?


    Je fis une moue de gamin pleurnichard. Certes elle ne pouvait pas savoir que j'étais seul dans ma chambre depuis deux jours, que j'étais revenu spécialement pour la voir avant les cours - et aussi pour me remettre du décalage horaire mais ce n'est qu'un infime détail - et que surtout si elle m'avait réveillée à 4h3o du matin je ne lui en aurait pas voulu du tout. Quoi qu'elle avait peut-être dû remarquer que je n'appréciais pas que l'on me tire du sommeil. Mais passons, elle était là maintenant, n'était-ce pas ce qui comptait finalement ?

      - Je n'ai pas encore de colocataires, je suis rentré il y a deux jours ... Et j'ai dormi 24 heures pour me remettre du décalage horaire ... Alors à présent je suis d'attaque pour cette année scolaire ! Rajoutais-je un sourire de défi sur les lèvres.


    Je me remis à embrasser son cou, me sentant toujours affreusement attiré par cette zone sensible de son anatomie. Je me mis à sucer doucement la peau, ne pouvant pas y résister, même si je savais qu'elle n'aimait pas les marques que je lui laissais, et même si je m'étais promis de ne plus le faire à partir de la rentré, je n'y pouvais rien ... Inconsciemment je me mis à lui laisser une marque-made-by-Liam-Owen, lorsque je la sentie me repousser. Je tomber sur le divan en rigolant.

      - Et j'aurais plus qu'apprécier te trouver dans ma chambre à 4h du mat', rajoutais-je avec un regard pervers.
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MessageSujet: Re: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Sam 14 Nov - 7:02


Liam & Lilith

    Non sérieusement nous devions nous calmer. Si je m’écoutais, ma bouche serait encore collée à la sienne et ne voudrait pas la quitter. J’aimais tellement la sensation dans le creux de mon ventre quand il était près de moi. Liam était maintenant une partie de moi, je ne pouvais pas le nier. Pourquoi le faire de toute manière, ce serait idiot. Mes parents l’aimaient, moi je l’aimais, nous avions un groupe performant et audacieux et mes copines n’avaient rien à dire contre lui. En fait, mes parents faisaient plus qu’apprécier Liam. Avant tout, une petite mise en contexte s’impose pour bien comprendre la situation. Cet été, nous sommes allés passer une semaine chez l’autre pour nous voir et passer du temps ensemble. Il fallait que nous nous voyions un peu tout de même ! Je n’avais pas du tout l’intention de me morfondre tout l’été parce qu‘il n’était pas là. Ce n’est pas vraiment mon genre…je crois. Bref, j’étais allée attendre Liam à l’aéroport et je dois avouer que je me suis vraiment marrée à regarder mes parents agir face à l’attente. Ma mère état aussi excitée qu’une puce et n’arrêtait pas de penser à détails qui avaient déjà été arrangé à la maison, mais elle croyait que ce n’était pas le cas. Mon père, quant à lui, était nerveux, mais ne voulait pas que nous puissions le voir. Il avait les bras croisés sur son torse et me demandait toujours quel était le nom du garçon en question. Il me répétait aussi qu’il devrait passer le test. Lequel ? Je n’en savais rien et ça m’inquiétait un peu, ce n’est que plus tard ce que ça impliquait.

    Mais bon, quand il est finalement sorti avec ses valises, je lui ai souri et je suis tout de suite allée le voir pour le serrer contre moi et l’embrasser. Mes parents devaient s’y habituer alors autant commencer sur le moment. Je l’avais présenté et nous avions passés une superbe semaine. Mon père était content puisque Liam avait passé le test avec brio selon ses dires. Ma mère, quant à elle, le trouvait charmant, poli, intelligent, drôle et joli garçon. C’était une assez bonne description de mon petit copain. Ça avait été un grand soulagement de savoir que mes parents l’appréciaient. C’était très important pour moi que ce soit le cas. Je ne voulais pas que mes parents m’empêchent de le voir à la maison parce qu’il n’était pas comme bon leur semblait. Mais bon, ça n’avait pas été le cas alors tout allait pour le mieux. Nous avions été visiter tous les deux des endroits que j’avais toujours vus de manière assez ordinaires, puisqu’ils faisaient ma vie depuis toujours. Cependant, il y avait quelques endroits que j’aimais particulièrement beaucoup que je lui avais montré avec encore plus de plaisir. Quoi ?

    Eh bien, comme la plupart des gens le savent, Liverpool est la ville d’origine des Beatles et nous en sommes très fières. Beaucoup d’endroits leur font hommage ou souligne les capacités musicales des gens de la ville. La ville est des plus actives, surtout de nuit. Je lui ai donc fait faire un tour des clubs, des salles de spectacles et des boîtes. Beaucoup de promenades dans les rues pleines de boutiques et de gens. C’était très différent du coin de pays de mon copain. Cependant, je ne lui ai pas seulement montré la ville qui m’avait vue naître. Liverpool ne se résume pas seulement par une ville active sans verdure. Au contraire. Ma ville natale est une ville portuaire, ce qui rime avec des plages. Il y a le Merseyside, un fleuve, qui s’étend sur 120 kilomètres, de Southport jusqu’à la péninsule du Wirral. Promenade sur la plage, baignade dans l’eau froide du fleuve qui allait dans l’Atlantique. Je l’ai aussi emmené à Sefton Park et à Princes Park, pour nous balader simplement tous les deux. Cependant, les plus grands intérêts de la ville étaient dans la ville même avec ses nombreux coins et recoins. Je lui avais même montré un peu pub où je vais plutôt souvent quand je suis souvent et j’y retrouve des amis à moi qui aimaient autant la musique, mais qui ne voulaient pas aller dans une école simplement pour ça. On ne sait jamais, si on ne fait pas d’études et que nous ne perçons pas, on n’a rien. C’était vrai, mais je prenais le risque. Mais bon, au départ de Liam, j’ai reçu beaucoup de commentaires à son sujet, tous aussi agréables les uns que les autres.

    Mon père m’a dit :
    - J’aime bien ce gamin, il a passé le test. Tu as bien choisi Lilith, mais s’il y a quelque chose tu me le dis et je m’en occupe. Les derniers détails de sa phrase étaient dits sur le ton de la blague, mais j'étais convaincue qu'il le pensait quand même. Il était mon père après tout, il ne voulait pas que je souffre...j'avais déjà assez souffert dans la vie, je n'en méritais pas plus et il voulait que ça reste ainsi. Mais bon, il y a aussi ma mère qui a donné ses impressions.

    Ma mère m’a dit :
    -Ohhhhh Lilith….si je n’avais pas ton père, j’irais là-bas moi aussi je crois. Il est vraiment un beau jeune homme. Charmant et poli en plus ! Je l’aime déjà ce petit. Ma mère aime tout le monde, mais elle semblait réellement ravie pour moi et ça me touchait beaucoup. Je voulais leur approbation et je l’avais eu haut la main. Le seul détail qui m’avait énervé un peu, c’était ce que Liam avait réussi sans que je n’en sache rien. J’ai finalement découvert ce que c’était…une poignée de main. La poigné de main qu’il a faite à mon père à son arrivée quand je les ai présentés. J’avais paniqué pour rien, comme à mon habitude, mais bon, on ne se refait pas n’est-ca pas ?

    Peu importait tout ça, je venais de répondre à la question que mon petit copain venait de me poser alors que j’étais appuyée contre lui et j’ai vu son visage changer. Il avait son air de gamin mécontent digne d’un petit garçon qui n’a pas reçu ce qu’il voulait à Noël. J’ai levé les yeux au ciel en riant doucement. C’était bien lui. Il voulait que je le réveille 5 h du matin simplement pour lui souhaiter bonne nuit. C’était tout lui. Bon, je dois avouer que j’aurais aimé me blottir contre lui pour ma première nuit à l’école. Mais j’étais tellement fatiguée que je n’avais pas pu faire trois pas dans ma chambre pour prendre une douche alors marcher pour me rendre à une autre, ça avait été hors de question. Mes pieds avaient tout de suite refusé. J’avais dormi comme un bébé et vous connaissez la suite. J’ai donc écouté ce que me disait mon beau guitariste et j’ai souri en le regardant. Ses yeux brillaient, il avait hâte de commencer à répéter avec le groupe, je le sentais, je le voyais. Moi aussi j’avais hâte que l’année commence réellement pour que nous puissions réellement commencer à faire notre place au sein des groupes de l’école. Nous le méritions, nous avions tous du talent, tous les cinq.

    Mais bon, ma concentration a été emmenée ailleurs. Une sensation des plus connues au niveau de mon cou. Cependant, je savais ce qu’elle emmenait avec elle et ça j’aimais moins. Ces petites marques avaient le don de me fatiguer. C’était laid et vraiment visible. J’aimais leur processus de création, mais pas le résultat si vous voyez ce que je veux dire. Mais bon, j’ai laissé Liam s’amuser quelques secondes pour finalement le repousser d’une main en riant. Que pouvais-je y faire, j’aimais ça. J’avais pris goût à tout ça durant l’été. C’était bon, passionné, doux tout dépendant de nos humeurs. Mais j’aimais toujours ça. Il n’y avait que les suçons que Liam me donnait avec passion que j’appréciais moins. J’allais probablement en avoir un nouveau d’ailleurs mais bon, tant pis. J’ai reporté mon attention sur mon petit copain et j’ai ri à sa remarque. Ça aussi c’était typique de lui. Je l’aimais comme ça, ça lui donnait du charme et ça me faisait rire.


    -Peut-être que tu aurais aimé, mais j’avais juste envie de dormir. En plus, mes pieds ont refusé de faire un pas de plus aussitôt que je suis entrée dans ma chambre…j’ai dû me traîner par terre pour arriver à mon lit. Si tu savais tout ce que j’ai fait pour y arriver tu serais surpris. J’ai récolté quelques bleus d’ailleurs.

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MessageSujet: Re: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Dim 15 Nov - 21:26



    J'étais l'illusion parfaite du petit ami bien propre sur lui, et qui oserait me faire penser le contraire. Doux, attentionnée, toujours attentif, présent, gentil, souriant, joviale, et en plus de cela, j'étais indéniablement très sexy, beau gosse, et doué dans certain domaine - et pas seulement celui de la musique. Et pourtant, bien que j'aurais souhaité être constamment ainsi, ce n'était certes pas le cas. Je ne devais pas me leurrer, je n'étais pas parfait - et je suis navré que vous le découvriez vous aussi par la même occasion - après tout la perfection est relative, et je ne devais pas croire ma petite amie qui elle n'avait aucun mérite à penser que j'étais le petit copain par excellence. Ses parents aussi devaient penser ainsi, après tout je m'étais montré devant eux d'une manière que je voulais impeccable. Ils n'auraient pu me faire aucun reproche, j'avais été respectueux, optimiste, et je m'étais pour ainsi dire bien amusé avec eux. Certes, avant d'arriver dans l'avion j'avais sacrément stressé, mais dés lors que ma petite rousse préférée était venue m'embrasser à l'arrivée toutes mes craintes s'étaient envolés. Elle était comme ca Lilith, elle avait cet effet dévastateur sur moi, qui faisait que dés qu'elle entrait dans une pièce où je me tenais, plus rien d'autre qu'elle n'avait d'importance. Mais je m'égarais une fois de plus dans des réflexions qui n'avaient pour le moment pas leur places dans mon esprit. Outre cette niaiserie, et ce masque que j'arborais, je pouvais parfois, lors d'entretien privé comme celui-ci, montrer d'autres facettes de ma personnalité qui s'était forgée lors dés quelques dernières années que j'avais vécu. J'étais en plus de particulièrement guimauve en ce moment, un pervers, obsédé, probablement amoureux, qui ne semblait pas pouvoir penser avec autre chose que son entre-jambe dés que sa copine se tenait affalée sur lui sur un canapé dans une pièce où il n'y avait qu'eux. Bon, elle l'avait un peu cherché aussi, je vous l'accorde, mais c'était pas une raison.

    Ca m'affolait parfois de me sentir si incroyablement attiré par son corps, plus que par la conversation que nous pouvions avoir. Peut-être parce que le cap avait été franchi. Quoi que, même avant elle me semblait désirable, plus que n'importe qu'elle autre fille que j'avais pu avoir avec bien plus de facilité et de rapidité qu'elle. Et cela qui me plaisait peut-être. Le fait de sentir qu'elle m'intéressait encore sexuellement. C'était stupide - absurde voir cruel - de dire cela, ou de le penser plus précisément, mais le fait de sentir que je souhaitais encore coucher avec ma copine me rassurait. Elle était tout pour moi, et j'aurai été franchement dessus si elle avait commencé à me désintéressait dés lors que j'avais couché avec elle. Cette situation me semblait si habituelle, j'étais blasé de vivre ce genre de relation sans lendemain, et j'avais tant envie de vivre enfin quelque chose de fort, que je me jetais à corps perdu dans toutes les émotions qu'elle créait chez moi. Quitte à ce que cela lui déplaise, et qu'elle m'envoie balader d'ici la fin de l'heure, de la journée. Elle me pardonnerait certainement. Quoi que ... Je devrais me faire pardonner plus probablement. C'était le pacte en soin, n'est-il pas. C'est ainsi que devait fonctionner le couple. Des compromis, des disputes, des chamailleries, et des réconciliations.

      * Si on pouvait directe passer aux réconciliations ca me ferait du bien là ... Non mais ... STOP Arrête ca tout de suite PERVERS ! *


    Ca y est j'étais en train de devenir fou. Mes pensés se brouillaient, et mes mains ne pouvaient plus se détacher du corps de Lilith sur moi. Tout comme ma bouche qui trouva facilement, et trop rapidement le chemin de son cou, avant de se faire refouler lorsque je démarrais mon travail d'homme possessif. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi elle n'appréciait pas que je lui fasse de suçons. Peut-être parce que cela faisait mauvais genre de se balader avec cette blessures violacée, marque de propriété. En tout les cas il n'y avait aucun doute la dessus, les petits nouveaux - ou première année comme vous préférez - saurez vite à quoi s'en tenir si ils la voyaient marquer. Je la voulais à moi, et c'était la seule façon visible - outre le fait de la tenir par la main ou d'être constamment à ses cotés, ce qui ne sera plus tout le temps possible dés le début des cours - pour montrer qu'elle était à moi. Arg ! Ce sentiment de jalousie de ne me quittait jamais, et encore moins lorsque d'autre la regarder avec cette étincelle de désir dans le regard que je ne reconnaissais que trop bien. J'y pouvais rien moi, si elle était si merveilleuse, mais je tenais tout de même qu'elle me reste exclusive. C'était hypocrite de ma part, je le savais bien ... trop bien même ...

    Parce qu'après tout je n'étais pas parfaitement honnête avec elle, et ma perversité n'était pas non plus venu du jour au lendemain. Le sexe m'était devenu si habituelle, normal, que je n'en voyais même plus la signification amoureuse de la chose. Le fait de se mettre à nu, littéralement parlant, devant quelqu'un d'autre. Donner la confiance, l'amour suffisant pour se laisser aller au plaisir. La confiance, c'était probablement ca le plus important, et j'avais obtenu celle de Lilith sur une semi-vérité. C'était à ce demander comment je pouvais encore en dormir la nuit. Mais je m'en sortais bien avec ma culpabilité. Le fait de lui mentir, bien que ce ne soit pas tout le temps le cas, ne me mettait que rarement mal à l'aise. C'est le regard des autres qui me dérangeait. Et je redoutais, encore et encore et encore je le répétais, le jour où elle apprendrait la vérité qui planait sur moi. Dom Juan, le mot me semblait cher payé pour perdre la confiance de l'être aimé. Et c'est peut-être pour cela que je ne lui murmurais pas, dans une déclaration solennelle, ainsi que tous les pêchers qui me précédèrent. C'est peut-être pour cela aussi que je ne lui avais jamais reparlé de mon premier amour que depuis le jour de notre rencontre. Même son nom ne fut jamais prononcé, et fort heureusement d'ailleurs. Mais passons, pour le moment, sur ces sinistres pensés.


      -Peut-être que tu aurais aimé, mais j’avais juste envie de dormir. En plus, mes pieds ont refusé de faire un pas de plus aussitôt que je suis entrée dans ma chambre…j’ai dû me traîner par terre pour arriver à mon lit. Si tu savais tout ce que j’ai fait pour y arriver tu serais surpris. J’ai récolté quelques bleus d’ailleurs.


    Ou l'art et la manière de se faire dorloter par son petit ami par Lilith Morgan. Je lui souris, condescendant, tout en lui embrassant la joue, la commissure des lèvres, et palpant son ventre de ma main.

      - Pauvre amour ... Dommage, moi qui aurait pensé que l'on aurait pu rattraper le coup maintenant, si tu es si mal en point ce n'est peut-être pas une si bonne idée ... Tu t'es blessée où ? Demandais-je comme un enfant innocent, tout en profitant de cette excuse pour glorifier sa peau de 'bisous guérisseurs ' dont moi seul avait le secret.


    Une fois que cela fut fait, nous étions tous les deux totalement allongés sur le divan dans un enchevêtrement de pieds et de bras, face à face, elle appuyée sur moi, tendrement enlacé... Un peu paradoxal tout cela tout de même ...

      - Bon sinon, qu'as-tu fait durant ce dernier mois de vacances ? Demandais-je histoire de ne pas lui sauter dessus tout de suite, là, maintenant, dans un lieu public ...
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MessageSujet: Re: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Jeu 19 Nov - 5:55


Liam & Lilith

    J’étais appuyée sur mon petit ami et je rigolais en regardant son visage qui laissait entrevoir un peu de déception. Il avait commencé cette petite manie durant l’été et sérieusement, je n’aimais pas vraiment ça. Je trouvais ces petites marques violettes et faciles à reconnaître plutôt gênante. Je n’étais pas très à l’aise avec leur présence, mais bon, je l’ai laissé faire durant l’été puisque peu de gens pouvaient les voir. À la limite, mes cheveux pouvaient les dissimuler tout dépendant de la région où ils étaient et de comment je me coiffais. J’essaie de m’arranger pour les cacher quand c’est possible mais bon. Maintenant que les cours allaient recommencer et que nous étions officiellement à l’école, je lui avais dit de se calmer sur les suçons. Mais bon, Liam restait Liam, autant dire à un gamin de ne plus jouer dans son carré de sable. J’allais devoir rester vigilante et ne pas me laisser dans cette voie là, j’allais toujours le regretter à chaque fois. J’allais apprécier sur le moment, c’est évident, mais plus tard, quand j’allais voir les marques dans mon miroir, j’allais me traiter de conne et essayer de les masquer sous le fond de teint, mes cheveux ou un foulard. C’est ce que je faisais de temps en temps durant l’été et mes parents n’y ont vu que du feu…je crois. Je ne vais probablement jamais le savoir et c’est tant mieux.

    Disons que je serais plutôt mal à l’aise de m’expliquer devant mes parents. J’imagine que ça ne les dérangerait pas, mais c’est plutôt le fait qu’il voit un peu à quoi j’ai droit durant mes sessions plus personnelles avec mon copain. J’aime mieux quand tout reste dans le non-dit et que personne n’en parle. En tous les cas, mes parents ont eu assez de tact pour ne pas me parler de rien. De toute manière, connaissant mon père, il aurait été beaucoup trop mal à l’aise avec ça pour m’en parler. Ça aurait plutôt été le genre de ma mère de me faire un cours d’éducation sexuel. Cependant, elle ne l’a pas fait et je lui en suis vraiment reconnaissante. Je n’aurais probablement pas survécu à ça. Bon, j’exagère un peu, mais j’aurais été indubitablement mal à l’aise. Disons que mes joues qui ont la fâcheuse habitude de devenir rouge à la moindre gêne en seraient devenues mauves. Ce serait tout moi ça. Je rougis à la moindre petite chose. Quand j’ai commencé à sortir avec Liam, mes joues étaient toujours rougeoyantes. Je n’avais jamais eu d’attention comme ça toujours sur moi. La moindre petite attention me faisait rougir…et plaisir bien sûr. Comment ne pas être de bonne humeur, comblée et heureuse quand on a une personne comme Liam toujours là pour vous faire plaisir, vous faire rire et vous aider.

    Mais bon, là n’était pas la question, j’étais heureuse dans les bras de Liam, je n’avais pas eu droit à des cours d’éducation sexuel et j’avais réussi à éviter un suçon…du moins je le croyais. Je n’étais pas certaine si j’avais été assez rapide mais bon, je vivrais avec…ce n’est pas comme si j’avais le choix de toute façon. Voyant son visage qui me semblait un peu triste, probablement à la blague, j’étais entrée dans son jeu et je m’étais plaint des « bleus » que j’avais récoltés en me traînant à mon lit. Les fait réels sont plutôt que j’étais fatiguée comme jamais et que j’avais traîné les pieds vers mon lit, mais la version que j’avais dit à mon petit copain me plaisait beaucoup plus. J’allais avoir droit à quelques câlins de plus. C’était mon truc, je me plains, je fais pitié et le pauvre guitariste doit me consoler. J’ai jeté un coup d’œil à mon petit copain, une moue triste sur le visage, exagérée évidemment. Je m’amusais toujours quand je faisais ça. Il fait la même chose alors pourquoi ne pas jouer au même jeu qu’il joue. En plus, je gagnais toujours à ce jeu-là…je suis plutôt forte. Comme je l’avais prévu, j’avais eu ce que je voulais, un petit bisou, au coin de mes lèvres. J’avais bien vu le sourire condescendant de mon guitariste préféré et cela m’avait fait sourire. Je l’ai donc écouté, appuyé sur lui et sa main sur mon ventre. Selon lui nous ne pourrions pas rattraper le coup…pauvre petite moi qu’est-ce que j’allais faire ? Le pauvre s’il pensait que j’allais me laisser vaincue comme ça.

    Malheureusement pour ma conscience, mon homme a utilisé une stratégie des plus efficaces à laquelle je ne peux résister, des bisous partout. J’aurais bien voulu répondre à sa question, mais je crois qu’à la limite il ne voulait pas le savoir, sachant pertinemment que je n’avais mal à aucun endroit de mon anatomie. Je me suis donc laissée emporter par la stratégie des plus efficaces de mon prince charmant pour terminer appuyée contre lui, allongée. Disons que la situation me faisait bien rire. Je voyais très bien ce que voulait Liam et qu’il se retenait. J’étais avec lui depuis maintenant 6 mois alors je commençais à le connaître plutôt bien. Il faisait des efforts qui allaient probablement être récompensés…il avait bien mentionné qu’il était seul dans sa chambre n’est-ce pas ? Bref ! J’ai écouté sa question un sourire malicieux au coin des lèvres et j’ai médité quelques instants. Méditation inutile mais j’aimais bien le faire patienter comme ça. Bon, j’abusais un peu, mais il allait apprécier les retrouvailles plus tard. J’en étais certaine. Ce n’était pas du tout le moment après tout.


    -Eh bien, un peu de shopping avec des copines, une fois avec ma mère. Quelques journées à la plage, balade à vélo et mes parents ont loué un chalet en Écosse pour une semaine. J’en ai plutôt bien profité dans le fond. Et toi ?

    Dit comme ça, la localisation du chalet peut sembler impressionnante, mais disons que c’est assez proche de chez moi alors ça ne me semblait pas si extraordinaire. Bon, le chalet était magnifique et la vue aussi. Le temps avait été clément, parfait. Ce n’était simplement pas pour moi un endroit des plus exotiques. C’est pourquoi j’avais employé un ton des plus détachés.

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MessageSujet: Re: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Mar 24 Nov - 20:08




    Dans les films américains – et ce sans exceptions aucunes – on trouve toujours quoi qu’il arrive un couple. Ceci était valable pour n’importe quel genre de film et qu’importe ce qu’il s’y passait. Le héros – ou son meilleur ami – avait toujours une fille en tête qu’il voulait séduire d’ici la fin des deux heures d’actions qui suivait sa décision. Ou alors, si c’était une fille qui se voulait séduisante pour un garçon – ce qui était tout aussi possible – cela se déroulait dans un bahut, en Californie – ou ailleurs si il s’agit d’un film sur la danse – et elle finissait toujours par être une bombe sexuelle qui pouvait avoir n’importe quel mâle du lycée – même si elle avait commencé le film grosse et boutonneuse -. Et avait beau dire, faire des commentaires désagréables sur ces films – qui la majorité du temps se trouvaient être de véritable navet – il n’en était pas moins que cette idée que le véritable amour frappait à notre porte lorsque l’on s’y attendait le moins – ou alors qu’il était facile de s’éprendre d’une beauté fatale qui finalement tombait aussi amoureuse de nous – était encré dans l’esprit américain – comme j’aimais à l’appeler-. Est-il utile que j’approfondisse un peu plus, ou que cette pensé tout aussi stéréotypée que son contenue doive être un peu plus diversifiée ?

    Bien, prenons l’exemple typique de … « Lolita malgré moi ». Rassurez-vous je n’ai pas voulu voir ce film, ce sont mes sœurs qui m’y ont obligé –, elles peuvent se montrer très convaincantes dés qu’elles se trouvent en possession d’un tube de rouge à lèvres et d’un marqueur bleu -. Donc, dans ce film, on trouve une demoiselle qui revient d’une vie au beau milieu de l’Afrique – comme si une fille pouvait être capable de vivre en Afrique, d’être aussi pâle, et d’aussi bien se fringuer tout de même – et arrivé dans la jungle d’un lycée américain. Je ne pourrais pas vous dire si en Amérique les lycées se trouvent êtres véritablement ainsi, je n’y avais fait qu’une année, et je n’allais que rarement en cours – pourtant j’avais tout de même reçu mon diplôme de fin d’études sans lequel je ne me trouverais pas ici -. Mais passons, revenons à cette gentille demoiselle qui se retrouva soudainement plongée dans la dure vie d’un lycée américain. Comme de par hasard, alors qu’elle finit sa première matinée de cours, elle fut tout de suite recueillie par le groupe le plus en vue du bahut, nommé aussi les lolitas. Ce qui le titre du film annonçait depuis le début en fait – mais lorsque les spectatrices réagissent avec autant de véracité qu’elles le font dans ce cas précis, vous êtes en phase de vous demandez si cela n’avait pas été aussi clair pour tout le monde -. De ce fait, c’est presque une heure de votre vie que vous avez perdus à attendre que quelque chose de logique se déroule sur votre écran. Suite à quoi, la jeune demoiselle croise le regard du beau brun ténébreux – non je ne parle pas de moi merci – et en tomba éperdument amoureuse. Mais comme, bien entendu, tout ne doit pas être simple dans les films afin de ne pas faire sombrer le spectateur dans l’ennui il se trouve que le jeune homme est inaccessible. Ainsi, l’héroïne – puisque apparemment c’est le terme le plus appréciable à utiliser pour la décrire – avait fait la promesse d’amitié qui stipulait qu’elle ne pouvait s’approcher de l’ex d’une autre fille du groupe. Ce qui était – en soit – une chose bien stupide si vous souhaitez recevoir mon avis – étrangement quand je l’avais donné à mes sœurs j’avais obtenu deux claques sur la tête et une suite d’insultes pas très sympa -. Ainsi, l’adolescente rebelle mit tout en œuvre pour qu’enfin ses droits d’amour fut reconnu et finit tout de même par obtenir ce qu’elle voulait. Ce qui en soit n’avait rien d’étonnant. Tout cela pour dire que, ce genre de film, dés lorsque j’en voyais la couverture et le titre je pouvais tout aussi bien vous en faire un résumé détaillé.

    Et pourtant, aussi étonnant que cela fut, jamais l’histoire ne disait ce qu’il se passait après. Jamais il ne découvrait que les deux amants s’étaient séparés car l’un d’eux devait partir à l’étranger pour faire ses études, et que l’autre avait trouvé mieux à faire que le suvire. Ou alors, ils s’étaient finalement mariés, restant à jamais dans leur rôle de couple du bal de promo. Cependant, ceci ne saurait durer tout une vie, et la mélancolie des jours passés les prendrait bien vite, si bien qu’en fin de compte l’homme sera au chômage, buvant des bières tout la journée en pleurant sur les photos de sa jeunesse perdue. Et la jeune femme aura recours à la chirurgie esthétique pour tenter de sauver son visage de douce jeune fille de seize ans. Dans les films d’action c’était du pareil au même, sauf que dans ce cas ils se pouvaient qu’il se séparent en fin du film. Ou alors, on retrouvait une femme différente à chaque fois. Ou enfin, c’était le mythe de l’amour adolescent.

    Je ne savais absolument pas d’où venait cette lubie qui faisait qu’aux Etats-Unis la population – dont je faisais parti – était persuadée que l’amour, le vrai, se trouvait lors des trois ans de lycée effectué. Et cela pouvait se montrer véridique, je l’avais expérimenté, l’amour à seize ans, qui avait-il de plus beau encore ? Je n’aurais pu le décrire avec précision. Les sentiments qui nous animaient étaient si puissants qu’ils sont meurtriers en soit. C’est pourquoi l’on disait que l’on mourrait d’un chagrin d’amour, mais uniquement la première fois. J’en étais déjà mort en soit. Mais c’était ainsi, et un héros de film qui retrouve la fille qui avait partagé sa vie d’adolescent finissait toujours par retrouver des sentiments perdus pour se jeter à corps perdu dans un nouvel amour, probablement dans l’espoir de ne plus veillir, ou de retrouver le bonheur de la jeunesse insouciante et folle. J’avais tout aussi bien envie d’y croire en soit. Et plus encore, j’espérais que je ressentais de l’amour pur pour Lilith. Après tout, qu’est ce que l’amour finalement ? Quand est-ce que nous pouvions affirmer que nous aimions quelqu’un ? Je ne me connaissais pas moi-même, comment pouvais-je affirmer qu’elle était faite pour moi ? Ces questions je me les étais maintes fois posées, déjà à l’époque de mes seize ans, et je n’y trouvais toujours pas de réponses aujourd’hui. Je ne cherchais pas plus en avait cependant, préférant profiter de l’instant présent, qui se trouvait être le plus précieux que je n’eus jamais eut.

    Avoir Lilith ainsi lovée dans le creux de mes bras me permettait de sentir son parfum à pleins poumons. J’avais ainsi enfui mon nez dans sa chevelure rousse de cachemire, duveteuse, et confortable, pour y respirer sa flagrance de miel, cannelle et fruits rouges. Elle avait remis le parfum que j’aimais tant goûter sur sa peau. Celui qu’elle arborait la première fois que nous avions fait l’amour. Cette piqûre de rappel me fut bénéfique, et je me plongeais dans des souvenirs qui me permettaient de ne pas penser à la condition humaine, à une philosophie déprimante et qui attendait le bon moment pour m’achever – dans une dépression qui me suivait – depuis qu’elle m’eut quittée trois ans plus tôt. Mais autant ne pas y penser, et alors que je préférais parler de chose banale avec ma petite amie actuelle, je mis mes deux bras autour de son corps, pour la maintenir près de moi. Je l’écoutais avec attention.

      -Eh bien, un peu de shopping avec des copines, une fois avec ma mère. Quelques journées à la plage, balade à vélo et mes parents ont loué un chalet en Écosse pour une semaine. J’en ai plutôt bien profité dans le fond. Et toi ?


    Je n’avais jamais été en Ecosse, pourtant on m’avait souvent répété que c’était un pays tout à fait fascinant. Le mot fantastique était plus souvent apparu que merveilleux pour le décrire. On disait que la brume là-bas rendait le paysage tout aussi fascinant que le château de Dracula le fut en Roumanie. Cela donnait un petit quelque chose de fantastique, de … Étrange, monstrueux peut-être en soit. Lilith y allait souvent, elle ne m’en avait cependant que peu parlé. Nous n’en avions pas encore trouvé le temps après tout. Mais cela ne saurait tarder, et le sujet reviendrait probablement un jour prochain. Je pourrais alors rêver à la possibilité de pouvoir aller me promener autour des lacs, dans le brouillard, un soir de pleine lune, avec Lilith à mes cotés. Après tout, tout ce que cette vie me permettrait de faire je rêvais de le faire avec elle. Etait-ce cela l’amour ? Ou juste une preuve de ma dépendance. Comme si elle fut une drogue. Je frissonnais à cette pensé. Je savais qu’elle révulsait à chaque chose qui lui rappela cette partie de sa vie. Sa mère était une junky après tout, je pouvais le comprendre assez aisément. Et je le respectais plus que tout. Le silence sur notre passé respectif, ou plutôt sur nos douleurs passées, était respecté de nous deux. Ces sujets étaient tabous, et ils nous étaient difficiles d’en parler, même à l’autre. Bien que nous l’ayons déjà fait. Cela faisait partie de notre passé, il nous fallait avancer maintenant, n’est ce pas ?

      - J’ai plus de mal que toi à en profiter, avouais-je en grimaçant comme un gamin pleurnichard. Tu m’as beaucoup manquée. Mais j’ai profité de ce mois pour travailler j’ai bossé dans le garage d’un ami durant trois semaines, dis-je en souriant de toute mes dents.


    C’est mon père qui m’avait appris à bricoler. J’étais tout aussi doué avec un tourne vis qu’avec une guitare. Et je savais parfaitement que si la musique ne me fera pas gagner ma vie, je pourrais toujours ouvrir un garage pour retaper de vieux tas de ferrailles.

      - Et j’ai beaucoup composer. J’ai repris des anciennes chansons … Et j’en ai écrit de nouvelles. Rajoutais-je en repensant à la chanson que j’avais reprise un peu plus tôt.

    Notre passé, là était tout le problème. Je me demandais si j’étais capable de l’oublier, en sachant que je ne lui avais pas tout révélé en fin de compte.
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MessageSujet: Re: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Dim 29 Nov - 6:04


Liam & Lilith




    Je ne revenais tout simplement pas de la chance que j’avais. Bon, j’avais eu mon lit de malchance dans la vie je vous l’accorde. Cependant, depuis que j’étais sortie de chez Margareth, ma vie avait tranquillement, très tranquillement en fait, mais sûrement, repris son cours et était revenue dans la bonne voie. J’avais eu de la chance dans ma malchance au final. Le début de ma vie n’avait été qu’abandon et dessins animés nuls pour m’occuper. Maintenant, je vis bien avec mes parents ou à l’école. Ils ont tellement faits de sacrifices pour moi. Ils ont dû m’apprendre totalement à vivre. Je ne savais pas comment vivre avec d’autres gens. Je faisais toujours comme bon me semblait alors me plier aux règles données par mes nouveaux parents étaient inconcevable pour moi. Non mais, pour qui se prenaient-ils à me dire quoi faire ? J’avais vécu sans vraiment de règles jusqu’à mes 11 ans. J’étais une sauvage, j’avais l’air d’avoir vécu dans une meute de loups toute ma vie. Ils ne savaient plus quoi faire de moi, mais ils ont tenu bon et ont réussi à faire de moi quelqu’un de bien, je crois.

    Je me considère comme tel, mais je ne suis pas la meilleure juge pour avoir si je le suis réellement ou non. Cependant, à voir mon cercle d’amis, je crois que je suis quelqu’un de bien. Je respecte les gens, dans la limite où il me respecte aussi. Je suis fidèle en amitié et en amour, je ne ris pas des gens et je suis prête à les aider. Cela fait de moi une personne bien n’est-ce pas ? Je l’imagine du moins. Je l’espère aussi. Je ne veux pas décevoir les Morgan. Ils ont tellement fait pour moi que je ne veux pas gâcher tous leurs efforts en faisant des bêtises. Ils seraient tellement déçus. Je ne veux pas ça. Je veux faire le meilleur pour eux. Tout ce que je fais c’est pour qu’ils soient fiers de moi. Je veux leur montrer que tout ce qu’ils ont fait pour moi à rapporter, qu’ils voient que ce n’était pas pour rien. Je ne veux pas qu’ils croient qu’ils ont perdu toutes ces années pour rien. J’ai peur qu’ils ne veuillent plus de moi. Après tout, ils ont payé pour m’avoir, ils peuvent tout aussi bien vouloir se faire rembourser pour la mauvaise qualité de la marchandise. Je me suis toujours étonnée qu’ils n’aient pas décidé de me renvoyer d’où je venais. Je n’étais pas le genre de petite fille que les gens adoptent dans les films. J’étais rageuse, invivable et déplaisante.

    Ils auraient très bien pu décider de prendre une autre petite fille plus stable, facile et heureuse que moi. Ça n’aurait pas été très complexe d’en trouver une. Cependant, ils ne l’avaient pas fait, comme s’ils se sentaient capables de me remettre sur le droit chemin. Heureusement pour eux et pour moi, ils avaient réussi et très bien selon moi. J’ai fait un pas de géant dans la vie. J’ai évolué et j’en suis extrêmement fière. Je n’aurais probablement pas pu réussir tout ça par moi-même. Cette tâche colossale aurait été impossible sans eux. Je n’aurais jamais eu assez de volonté pour changer à ce point. Je ne sais même pas si j’avais pu me rendre compte de ça. Je ne veux même pas imaginer ce que je serais devenu sans eux. Je ne veux pas imaginer quel genre de vie que j’aurais eu sans leur arrivée digne d’un boulet de canon. Je serais sûrement devenue une junkie comme ma mère, je vivrais dans un appartement miteux. Je serais peut-être malade ou morte qui sait ? Si je m’étais piquée avec une aiguille souillée…tout aurait pu arriver. Je ne dois pas penser à ce qui aurait pu arriver, j’en deviendrais folle à force de m’en faire.

    J’envie beaucoup Liam pour sa famille normale. Bon, sa mère est morte, mais il a eu de vrais parents dans son enfance. Une mère qui l’aimait, un père qui l’aime toujours et des sœurs. Moi j’étais un condom percé et j’avais passé le clair de mon temps à ne rien faire, toute seule. Il avait vécu une vie calme et paisible avec ses parents. Un drame était, certes, arrivé, mais il avait eu du soutien et semblait s’en être bien sorti. Nous avons tous les deux eu des moments plus difficiles que d’autres et nous sommes passés à travers avec brio et je crois que c’est cette ressemblance qui nous a rapprochés. Nous sommes forts et nous en avons vu des vertes et des pas mûres. Bon, ce n’est pas du tout le même genre de problème et disons que le mien est un peu plus complexe, mais le principe est le même. Chacun vit avec certains degrés de peines et cela influence de manières différentes les gens autour de nous. Ce à travers quoi je suis passée aurait pu le déranger plus ou moins que moi et inversement. Personne n’a les mêmes réactions que les autres et c’est ce qui fait que tout le monde est différent.

    Liam et moi sommes différents des autres et de l’autre et nous nous en rendons bien compte. Nous nous comprenons. Je peux voir quand il ne va pas bien et quand il est heureux. Tout passe par ses yeux. Cependant, je ne peux pas le forcer à tout me dire. J’ai beau savoir qu’il ne va pas bien, il ne veut pas toujours me parler. Probablement parce qu’il ne veut pas m’inquiéter. Du moins, c’est ce que j’en pense. Je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête et c’est bien ainsi. Tout le monde a droit à son jardin secret et il ne fait pas exception à la règle. C’est sur ces pensées que je me suis plongée dans les yeux sombres de mon petit ami. Il semblait heureux et paisible. C’était fou comment ces yeux simples et magnifiques pour moi m’avaient manquée. Tout en lui m’avait manquée. Ses bras forts qui me serraient, son visage d’ange, ses cheveux noirs en bataille, ses sourires malicieux, ses grandes mains qui gobaient les miennes, sa voix…tout. Je me suis rapprochée de lui pour me blottir confortablement entre ses bras et j’ai souri paisiblement. J’aurais passé des jours là si je l’avais pu. Ce n’était malheureusement pas le cas.

    J’écoutais donc ce que me disait la voix basse de Liam en souriant. Je me sentais légère comme une plus. J’étais entière. Alors, il avait bossé dans le garage d’un ami. Il savait utiliser ses mains ça c’était clair. Il jouait merveilleusement bien de la guitare, jouait avec des moteurs et des pièces de voiture aux noms totalement inconnus pour moi et savait trouver les zones sensibles des gens. Disons que quand il me faisait des massages j’étais incapable de bouger. J’étais beaucoup trop bien pour le vouloir. Bref, je vais épargner les détails sur ce que peuvent faire ses mains. Pas besoin de détails pour le comprendre je le sais très bien. Ces petits détails vont rester entre lui et moi, ne vous en déplaise. Ainsi donc je l’écoutais, lui qui semblait fier de me parler de ces trois mois de travail dans ce garage. J’ai souri en le regardant et j’ai caressé sa joue sans raison…simplement parce que j’aimais le faire. Je lui avais manqué et lui aussi m’avait manquée. S’il pensait le contraire, il était fou.


    -Tu m’as manquée toi aussi. Mes copines étaient fatiguées de m’entendre parler de toi. Elles t’ont bien aimé d’ailleurs.

    Je l’ai embrassé doucement sur les lèvres avant de l’écouter poursuivre sur ses compositions. Il en avait retravaillé des anciennes et en avait fait de nouvelles. Il n’était pas le seul. J’écris beaucoup. Tout ce qui me passe par la tête fini par être sur le papier. J’avais écris énormément de nouvelles paroles pour le groupe. Je m’étais inspirée de tout. Mais durant l’été, j’avais fait un retour sur moi-même et j’avais beaucoup pensé à moi, mon passé. Pourquoi ? Nous avions encore eu des nouvelles de Margareth, ma mère biologique, qui s’était décidée à venir faire une visite à l’improviste…saoule criant en avant de la maison et cognant sur la porte. J’avais beaucoup écris par la suite. Ses visites improvisées rarement saines me mettaient toujours à l’envers. Je devais extérioriser le tout alors j’écrivais. Cela avait donné lieux à de nombreuses nouvelles créations que je voulais montrer à mon petit copain. Je me suis redressée, m’enlevant de ses bras chauds pour lui sourire. Quand je commençais à parler de musique et de composition, je devenais énervée. J’avais envie de tout montrer et d’avoir son avis. Je voulais commencer. Nos sessions de compositions et d’essais m’avaient aussi manquées. Moins que Liam, mais ça m’avait manquée. J’ai fait un grand sourire à Liam et j’ai pris la parole.

    -Moi aussi j’ai beaucoup composé. Des nouvelles paroles à la pelle. Mais, comme d’habitude, les mélodies sont bâclées. Donc…ton avis est plutôt appréciée. Je peux te montrer ?

    C’était une question rhétorique. J’allais lui en montrer une. J’ai pris la guitare de Liam doucement. Sachant la valeur sentimentale qui lui était rattachée je ne pouvais pas faire autrement. Bref, je l’ai soigneusement posée sur mes genoux et j’ai commencé à la gratter doucement. Ce que je voulais était plutôt clair, mais avec mes mains ça ne l’était pas autant. J’ai gratté quelques notes pour m’y habituer et j’ai ensuite commencé réellement. Chanson qui parlait des enfances volées. Elle mettait une petite fille en situation dans un monde de contes de fées qui se transforme en malheur. Liam allait tout de suite saisir l’allusion et comprendre pourquoi j’avais écris ça. Cependant, je ne tenais pas à mettre le sujet sur le tapis. Je préférais jouer ma chanson.

    - She lives in a fairy tale
    Somewhere too far for us to find
    Forgotten the taste and smell
    Of the world that she's left behind
    It's all about the exposure the lens I told her
    The angles were all wrong now
    She's ripping wings off of butterflies

    With her feet on the ground
    And her head in the clouds
    Well go get your shovel
    And we'll dig a deep hole
    To bury the castle, bury the castle


    Je grattais doucement les cordes, les yeux fermés, concentrée à jouer les bonnes notes aux bons moments. Je savais jouer de la guitare, mais pas aussi facilement que Liam. J’avais beaucoup plus de facilités au piano. J’ai relevé les yeux quelques secondes vers mon petit ami pour tout de suite reporter mes yeux sur le manche de sa guitare.

    - So one day he found her crying
    Coiled up on the dirty ground
    Her prince finally came to save her
    And the rest you can figure out
    But it was a trick
    And the clock struck 12
    Well make sure to build your house brick by boring brick
    Or the wolves gonna blow it down
    With her feet on the ground

    And her head in the clouds
    Well go get your shovel
    And we'll dig a deep hole
    To bury the castle, bury the castle

    Well you built up a world of magic
    Because your real life is tragic
    Yeah you built up a world of magic
    If it's not real
    You can't see it with your eyes
    You can't feel it with your heart
    And I won't believe it
    Cause if it's true
    You can see it with your eyes
    Even in the dark
    And that's where I want to be, yeah
    Go get your shovel
    We'll dig a deep hole
    To bury the castle, bury the castle


    J’ai doucement relevé la tête vers mon petit ami pour voir sa réaction. Je voulais savoir ce qu’il pensait des paroles. Peut-être qu’il y avait des trucs qui sonnaient faux. Côté mélodie, c’était son rayon à lui. Ce que j’avais joué n’était qu’une ébauche.

_________________

    We'll have the time of our lives
    'Til the lights burn out
    Lets laugh until we cry
    Life is only what you make it now
    Let us have the time of our lifes


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Liam Owen
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MessageSujet: Re: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Mer 2 Déc - 21:07


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Sober of P!nk



    Je ne pouvais pas décemment annoncer que je vivais les meilleurs années de ma vie. Pourtant beaucoup le faisait sans gène, disant que jamais ils ne s'étaient sentis aussi vivant, aussi libres, et sincèrement j'aurais voulu être de ce même genre optimistes et joyeux. Je l'étais jusqu'à un certain point du moins, et ne pouvait pas me décrire comme étant quelqu'un qui se laissait abattre, pas facilement du moins. C'était un masque, tout du moins ca l'a été durant un temps. Les sourires forcés, les poignées de mains amicale, les 'ça va' monotones qui ne signifiaient rien définitivement. D'ailleurs, j'avais toujours cette habitude de répondre à la question 'Comment tu vas ?' d'une façon aussi détachée. Après tout celui ou celle qui vous posez la question ne le faisait que par habitude plus que par intérêt, alors pourquoi lui répondre au risque de laisser tomber le masque ne serait-ce qu'un court instant. Je préférais de loin donner l'impression que j'allais bien , parce que c'était la réponse que les autres attendaient que je donne. Alors, dans ma grande générosité c'était celle que je leur donnais, qu'est ce que cela pouvait bien leur faire que ce ne soit pas totalement la vérité ? Et comment cela aurait-il en être autrement, je vous le demande. Durant des années 'ça a été' ainsi. Sourire, poignée de main, et ça va agacé. Qui ne saurait vivre ainsi de nos jours ? Cependant les choses ne sont pas aussi pessimistes que l'on pourrait le croire, j'avais uniquement mes raisons de vivre ainsi, et à vrai dire je préférais cela une fois encore.

    Les plus belles années de ma vie furent basées sur une inconscience, et une innocence qui me déchira littéralement il y a trois ans. Peut-être pourrais-je être plus concis dans ma réponse, mais je préférais penser aux bons moments plutôt qu'à ceux qui m'ont amenés là où j'étais aujourd'hui. Je regardais Lilith, le visage doux, souriant, épanouie, qui dans mes bras s'agitait quelque peu lors de notre conversation, et je ne pouvais que ressentir une immense fierté. Pour moi, pour elle, et pour ce que nous avions construit ensemble. Elle était détruite, tout du moins l'a-t-elle était un jour, et je me sentais semblable à cette jeune femme pour cela. Je l'admirais, c'était évident. Mon parcourt comparait au sien me semblait ridicule, comme si au finale il n'avait pas d'importance. Je m'en étais sorti moins bien qu'elle de ces combats cependant et je me demandais d'où lui venait sa force. Je me souvenais aussi, avoir trouvé une force semblable dans les yeux bruns et profondément aimants de ma douce et défunte mère, alors que du haut de mes huit ans elle était la femme qui compta le plus dans ma vie. C'était probablement encore le cas aujourd'hui - Lilith venant alors en seconde position -. Elle me manquait, c'était peu dire, et il m'arrivait souvent encore de repenser à tout ce que j'avais perdu lors de cette soirée d'anniversaire définitivement ratée. Et si j'avais été dans la voiture ? mon père n'aurait - il pas ralenti l'allure ? N'aurait-il pas pu éviter ce qui les avait détruits tout les deux ? N'aurait-il pas été plus prudent ? Et si ma soeur n'avait pas oublié ce gâteau en sortant des cours ? Et si de mon côté je n'avais pas voulu que l'on faite mes huit ans ? Et si ma mère n'avait jamais été une âme généreuse ? Jamais je n'aurais su ce qu'était la surprise qu'elle m'avait préparé. Jamais je ne soufflais mes bougies, jamais plus, et je ne souhaitais pas les soufflais un jour. Je n'étais tout du moins pas près pour le moment à grandir encore. Surpasser la date et l'évènement pour me concentrer sur le fait que ma vie avançait. J'avais oublié la notion de fête d'anniversaire. Les cadeaux ne venaient plus, la famille et la joie non plus. L'été n'était plus que la période des grandes vacances rien d'autre, et bien que cela aurait du me chambouler, je ne me disais pas cela avec mélancolie.

    Je n'aimais pas les surprises de toutes façons. Le fait de recevoir un cadeau non désiré, par une personne qui nous offrait déjà trop de son être. Un geste, une habitude égoïste que je ne souhaitais pas que n'importe qui est avec moi. Je l'acceptais venant de ma mère, je l'avais accepté venant de Kristen ... Son nom, tel un coup de poignard me revint, je perdis le souffle grisait par ce souvenir qui me revenait brutalement. Lilith me souffla que je lui avais manqué également, cela eut le mérite de faire passer le doute un court instant :

      -Tu m’as manquée toi aussi. Mes copines étaient fatiguées de m’entendre parler de toi. Elles t’ont bien aimé d’ailleurs.


    Je lui souris, l'embrassais tendrement, quoi que trop mécaniquement. Mon esprit était embrué, je ne comprenais plus ce qu'il se passait autour. Le souvenir d'une douce brune aux yeux clairs me revenait, enflammait mon être. Moi qui pensait être guéri me voilà bien maintenant. Je respirais profondément, tentant de cacher mon trouble, faisant passer la pilule. Je ne voulais pas me souvenir, je ne voulais pas risquer d'apprécier ce qui constituait mon passé avec elle. Je détestait ce qu'elle avait fait de moi à l'époque. Je détestais ce que j'avais pu la laisser faire de moi. Et pire encore, je savais que Lilith me détesterait pour cela. Très certainement du moins. Cette dernière se leva d'un coup, je sursautais, surpris, n'ayant pas tout suivi de la conversation, j'essayais de rattraper mon retard lorsque je la vie prendre ma guitare avec délicatesse. Elle revint vers moi, et je me sentis soulagé, sans comprendre pourquoi. Elle ne lisait pas dans mon esprit après tout. Je restais silencieux, et elle dût prendre ce silence pour une attente, encourageant en soit, alors que je n'étais que simplement surpris, un peu perdu sur les bords, mais tout de même ravi. Elle se mit doucement à caresser mes cordes d'où s'émancipa un doux son simple mais concis. Elle chanta alors des paroles que je ne lui connaissais pas. Doucement, tendrement, je m'échappais dans ses mots me laissais transporter par la douce étreinte de sa chanson :

      - She lives in a fairy tale
      Somewhere too far for us to find
      Forgotten the taste and smell
      Of the world that she's left behind
      It's all about the exposure the lens I told her
      The angles were all wrong now
      She's ripping wings off of butterflies

      With her feet on the ground
      And her head in the clouds
      Well go get your shovel
      And we'll dig a deep hole
      To bury the castle, bury the castle ( ... )


    L'instant infini qui se dessin alors me laissa patois. J'entendais ses mots sans les comprendre parfaitement, me demandant ce qu'elle cherchait à dire de part cette chanson. Elle souffrait. Une nouvelle et mélancolique mélodie était sortie de son esprit, alors que je n'étais pas à ses côtés. Je connaissais ma petite amie, je savais que par nature elle écrivait selon ses émotions, et elle ne devait pas être joyeuse lorsque ses mots lui vinrent. Je souriais tristement, attendant, en l'observant, que la chanson se termine. En attendant, comme je le faisais à chaque fois que nous partagions nos créations intimement, je l'écoutais plus en avant. La mélodie était simple, je la reprendrais certainement si elle souhaitait que la chanson soit une du groupe. Cependant les paroles, ironiques à certains instants, cachant une véritable détresse me déstabilisèrent. Je ne l'avais pas entendue chanter ainsi depuis longtemps déjà. Plus depuis que nous étions ensemble. Et j'avais presque peur de deviner d'où venait ce soudain malêtre. Sa mère. Je frissonnais, serrais les poings à l'idée qu'elle est pu lui faire du mal. Junki et cruelle sa mère ne méritait pas même d'avoir une fille aussi parfaite. Comment Lilith avait-elle pu s'en sortir en si bon compte ? Comment pouvait-elle être si joyeuse, et aimante ? Si humaine en soit, alors que sa mère en était tout l'opposé ? Je soupirais. Le monde était décidément trop dur et trop complexe pour qu'un mec comme moi puisse le comprendre. Les derniers accords me parvinrent. Je sentais le regard de Lilith sur moi, j'étais penché vers elle, caressant son épaule, je réfléchissais. Je souris au bout d'un instant, sentant qu'elle devenait nerveuse.

      - L'inspiration est une chose étrange. Ca faisait longtemps que je ne t'avais pas entendu chanter avec autant ... d'émotion. lui avouais-je en relevant le visage pour la regarder. En somme, je te demanderais pas d'où te vient cette chanson, je pense que c'est un sujet de conversion qu'il vaut mieux éviter.

    Je la connaissais, peut-être mieux que quiconque dans cette école. Peut-être un peu moins bien que les Morgan cependant quoi que ... ?

      - Je verrais ce que je peux faire de la mélodie pour que cela sonne moins ... Dramatique. C'est une chanson d'espoir après tout.


    Je ne pouvais pas lui dire grand chose de plus. J'étais plus doué pour critiquer que pour faire des compliments. Elle l'avait vu de toute manière, que sa chanson m'avait transporter... N'est-ce pas ? Je lui souris, embrasser tendrement ses lèvres, me grisant une fois de plus de la sensation de sa bouche contre la mienne. Je souris, un peu, et soudainement je fus pris d'une envie compulsive d'entendre sa voix de nouveau. Je me rendis compte que même ces moments musiques m'étaient primordiales. Je me levais alors, et partie prendre dans la pochette de ma guitare une partition. La première qui me tombait sous la main. Qui datait de quatre ans plus tôt. C'était une des premières chansons que j'avais écrite, et je l'avais quelque peu modifiée durant les vacances. Je n'y pouvais rien, j'avais eu l'envie soudaine de réécrire ma vie, en quelque sorte. Je m'approchais avec ce bout de papier sur lequel ce n'était pas mon histoire qui était écrite. Tout du moins pas complètement. J'avais changé le personnage, remplaçant le texte pour le rendre plus féminin. plus adapté à ma chanteuse. Il aurait été étrange que Lilith chante sa vie en se comparant à un homme. Et si elle l'avait fait je n'aurais pas pu me donner l'impression que le texte ne parlait pas de ma propre vie ... Je retournais m'assoir près de Lilith.

      - C'est une de mes premières compo'... Je l'ai quelque peu modifiée. Et je ... J'aimerais que tu la chante pour moi, lui demandais-je en me tournant vers elle. Cependant, je te demanderais de ne pas trop t'attardais sur ... le sens de mes paroles.


    Je repris ma guitare, lui tendant la feuille à la place. Je glissais mes doitgs sur le cordes attendant qu'elle prenne connaissance du texte, et dés qu'elle me fit signe, je commençais à jouer, écoutant ses mots, sa voix, repensant aux moments passaient qui m'inspirèrent cette mélodie, les remplaçant par ce moment d'infini douceur :

      - I don't wanna be the girl who laughs the loudest
      Or the girl who never wants to be alone
      I don't wanna be that call at four o'clock in the morning
      'Cause I'm the only one you know in the world that won't be home

      Aaaahh, the sun is blinding
      I stayed up again
      Oohh, I am finding
      That's not the way I want my story to end

      I'm safe
      Up high
      Nothing can touch me
      But why do I feel this party's over?
      No pain
      Inside
      You're my protection
      But how do I feel this good Sober?

      I don't wanna be the girl who has to fill the silence...
      The quiet scares me 'cause it screams the truth
      Please don't tell me that we had that conversation
      When I won't remember, save your breath, 'cause what's the use?

      Aahh, the night is calling
      And it whispers to me softly, "come and play"
      Aahh, I am falling
      And if I let myself go, I'm the only one to blame

      I'm safe
      Up high,
      Nothing can touch me
      But why do I feel this party's over?
      No pain
      Inside
      You're like perfection
      But, how do I feel this good Sober?

      I'm comin' down
      Comin' down
      Comin' down
      Spinnin' round
      Spinnin' round
      Spinnin' round
      Looking for myself.. Sober
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MessageSujet: Re: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Jeu 10 Déc - 21:10


Liam & Lilith

    Avais-je bien fait de jouer cette chanson tout de suite ? Je ne le savais pas. Je savais que Liam allait savoir le pourquoi de cette chanson. Il me connaissait trop bien pour ne pas comprendre que c’était Margareth qui était revenue dans mon décor, mon petit paradis, ma nouvelle vie, durant une belle journée du début d’août. C’était un beau matin comme tous les autres, je venais tout juste de m’habiller pour sortir en ville avec des amies à moi quand c’est arrivé. Je regardais un horaire d’autobus pour savoir quand elle allait passer quand quelqu’un à cogné à la porte. Je suis allée voir à la porte et j’ai vu par l’œil de bœuf qui c’était. Margareth en chaire et en os. Plus en os qu’en chaire mais bon. Je la voyais devant moi, maigre, fade, laide, les cheveux sales et rêches, la peau sèche, les vêtements flottant sur ses membres fluets, les cernes sous ses yeux illustraient très bien son état. Elle ne se tenait pas droite…elle semblait saoule, comme à son habitude. Aussitôt que je l’ai vue, je suis restée figée sur place. Mes parents m’ont demandée qui c’était et quand mon père est venu voir pourquoi je en répondais pas, il a tout de suite compris. Il m’a demandée d’aller rejoindre ma mère, ce que j’ai fait à petit pas, mais en ne finissant pas le trajet.

    Je suis restée sur le seuil pour voir ce qui allait se passer. C’était peut-être retourner le couteau dans la plaie que de regarder ma mère comme ça, mais j’y tenais tout de même. Je voulais surtout voir mon père la faire sortir de notre petite vie tranquille encore une fois. Cependant, ce n’était jamais aussi facile que ça. Mon père a ouvert la porte et a tout de suite dit à Margareth de s’en aller sinon il allait appeler la police. Comme si c’était ce que ma mère biologique allait écouter. Elle a dit qu’elle ne voulait pas partir, qu’elle voulait me reprendre avec elle, que je devais partir de là, qu’ils avaient une mauvaise influence sur moi. Elle criait tout cela au visage de mon père qui essayait le plus possible de garder son calme. Mais ça se voyait, je ne le voyais que de dos, mais je savais qu’il était en colère. Il était crispé et ses poings étaient fermés, serrés. Sa voix était sèche et cassante. Moi, je regardais la scène sans bouger, j’étais tétanisée, figée. Plus aucun de mes muscles n’avaient voulus m’obéir. Je voulais m’en aller, ne plus la voir, mais j’en étais incapable. C’était hors de mon contrôle. Même quand mon père a claqué la porte en envoyant balader la folle qui se tenait devant la porte je n’ai pas pu bouger. Je l’aurais voulu, mais je ne le pouvais pas. J’entendais ma mère biologique crier dehors et rappeler la police pour signaler sa présence. En effet, le verbe employé est rappeler parce que ce n’était pas la première fois que nous les appelions pour cette raison.

    Franchement, j’en avais ma claque de toujours devoir rebâtir ma vie à cause de ses fichues intrusions dans la nôtre. Je voulais vivre ma vie normalement et finir par oublier cette femme qui m’avait fait peur durant des années. Soit j’étais seule dans l’appartement, dans le noir la plupart du temps ou bien j’étai en compagnie de cette femme soit saoule ou droguée…ou les deux de temps en temps. Elle ramenait des hommes et moi je devais rester cachée sous mon lit dans ma chambre. Je devais faire comme si je n’existais pas. Belle vie avouez le ! C’est ainsi que j’ai vécu ma vie jusqu’à mes 11 ans. Dieu bénisse ce jour. Mais bon, ne vous demandez pas pourquoi je ne pouvais plus bouger du tout. Ne vous demandez pas aussi pourquoi mon père a loué un chalet en écosse. C’était pour me changer les idées, me changer d’air pour que je suis puisse m’enlever l’image de Margareth qui criait devant la maison quand elle se faisait embarquer par les policiers pour la je ne sais plus combientième fois. Moi qui me forçais à vivre mieux chaque jour que je vivais, je devais recommencer, encore une fois. Bordel que je pouvais la haïr. C’est au chalet que j’ai écris cette chanson, au bord du Loch Ness. Je m’étais levée tôt ce matin-là. J’avais laissé un mot à mes parents indiquant où j’étais et j’étais parti avec une chaise, mon cahier de composition, un crayon, ma guitare, et du jus d’orange. J’avais passé 3h là-bas à écrire, effacer, penser et recommencer. Le résultat avait été celui que je venais de montrer à mon petit copain et j’espérais que ça allait lui plaire.

    Juste à le regarder à ce moment-là, je voyais très bien qu’il avait compris d’où ses paroles venaient. Son regard me transperçait, m’analysait et je voyais que j’avais créé un léger malaise. Ses poings et sa mâchoire serrés le trahissaient. Je n’ai rien dit, attendant de voir ce qu’il en penserait. C’est donc en se penchant vers moi et en me caressant une épaule qu’il s’est mis à parler, plus ou moins certains, comme s’il marchait sur des œufs. Ce détail me rendit un peu nerveuse. Je ne voulais pas avoir gâché nos retrouvailles avec une stupidité du genre. Cependant, le sourire du beau brun me rassura un brin et j’y répondis avec un peu moins d’enthousiasme, mais j’y répondis tout de même. Les paroles de mon petit ami me montrèrent que j’avais raison, il avait compris. Ça ne m’étonnait pas vraiment après tout. Il avait commencé à me parler, le visage tourné vers le sol, mais il avait fini de parler, le visage tourné vers moi et cela me fit sourire. Je lui ai caressé la joue, le remerciant du coup.


    -Merci…tu es libre pour la mélodie.

    Ma main était toujours sur la joue de mon Liam et je le regardais sans rien. J’avais de la chance, c’était clair et net. Je n’avais jamais pensé pouvoir trouver quelqu’un qui aurait pu me comprendre autant que lui. C’était inimaginable. J’avais toujours cru que j’allais rester seule, trop effrayée pour aller les gens et devenir proche comme je l’étais avec Liam. Me faire des amis, aucun problème, jusqu’à un certain point. J’avais toujours eu de la difficulté à faire réellement confiance aux gens autour de moi à l’exception de mes parents d’adoption. Liam, en faisant son entrée en boulet de canon dans ma vie, m’avait montrée la confiance. J’avais une confiance aveugle en lui et en Marissa, ma meilleure amie. Comment pourrait-il en être autrement avec lui. Il connaissait tout de moi, je m’étais mise à nue pour lui, dans les deux sens du terme. Je me suis laissée embrasser tendrement, comme notre première fois. Mais bon, ce ne fut pas long qu’il se levait déjà pour aller chercher je ne sais quoi, probablement des partitions dans son étui. Je l’ai regardé faire sans bouger, il était tellement beau. Je n’en revenais pas de l’avoir toujours près de moi. Comment une personne comme lui pouvait s’intéresser à moi, je n’en revenais tout simplement. J’étais avec lui depuis déjà 6 mois et je ne comprenais toujours. Cependant, ce ne serait pas moi qui m’en serais plainte. J’étais beaucoup trop heureuse pour ça.

    J’observais son corps que je connaissais déjà par cœur. Ses cheveux noirs en bataille que j’adorais pour y passer mes mains, se visage que je pouvais observer pendant des heures alors qu’il dormait, ses lèvres que j’aimais tant embrasser, ses yeux presque noirs dans lesquels je voudrais plonger sans fin, ce cou que j’aimais sentir et embrasser, ses épaules larges et musclées sur lesquelles je pouvais m’appuyer en tout temps, ses bras fort dans lesquels j’adorais me blottir, se torse sur lequel j’aimais dormir, ses mains qui englobaient les miennes et qui savaient toujours où aller…il était beau, il était le meilleur, il me comblait et je l’aimais. Pas seulement pour son corps, c’est bien évident, mais ce que j’observais à ce moment-là c’était ça. Bordel qu’il m’avait manquée. J’aimais Liam Owen, c’était clair et net. Je l’ai regardé revenir avec un sourire malicieux au coin des lèvres, repensant à certaines scènes de notre été. Je peux bien me le permettre non mais.

    J’ai pris les feuilles qu’il me tendait pour les lire tout en écoutant ses explications. Une vieille composition et il ne voulait pas que je prenne compte du sens des paroles. C’était la pire chose à faire, pour chanter une chanson avec émotion, et les bonnes de préférences, il faut comprendre les paroles, les sentir. C’est pourquoi, généralement, ce sont les chanteurs qui écrivent les paroles. Pour bien les sentir. Mais bon, j’ai lu les paroles et je me suis sérieusement posée des questions. D’où venaient ses paroles ? Était-il devenu ainsi après la mort de sa mère ? Était-ce sa vie qu’il racontait ? Je n’ai pas tout de suite posée de question, préférant attendre la fin de la chanson. Je voulais lui faire plaisir et la lui chanter, il semblait tellement y tenir. J’ai fait un petit signe de la tête à Liam pour lui dire que j’étais prête j’ai attendu quelques secondes et j’ai commencé.


    - I don’t wanna be the girl who laughs the loudest
    Or the girl who never wants to be alone
    I don’t wanna be that call at 4 o’clock in the morning
    ‘Cause I’m the only one you know in the world that won’t be home
    Ahhhh-Ahhh, the sun is blinding
    I stayed up again
    Oh, I’m finding
    That’s not the way I want my story to end


    Avait-il voulu en finir avec la vie ? Malgré le fait que Liam voulait que ne tienne pas compte des paroles, je ne pourrais pas faire autrement que de faire le contraire. Comment aurais-je pu faire autrement ? Mais bon, j’ai jeté un coup d’œil à mon petit copain avant de continuer à chanter ce qui était écris sur ses feuilles.

    -I’m safe up high,
    Nothing can touch me
    Why do I feel this party’s over?
    No pain inside
    You’re my protection
    But how do I feel this good sober?
    I don’t wanna be the girl that has to fill the silence..
    The quiet scares me ’cause it screams the truth
    Please don’t tell me that we had that conversation
    ‘Cause I won’t remember, save your breath ’cause what’s the use?
    Ahhhh-Ahhh, the night is calling
    And it whispers to me softly, “come play”
    I am falling
    And if I let myself go, I’m the only one to blame
    I’m safe up high,
    Nothing can touch me
    But why do I feel this party’s over?
    No pain inside
    You’re like perfection
    But how do I feel this good sober?
    Comin’ down, comin’ down, comin’ down,
    Spinnin’ round, spinnin’ round, spinnin’ round
    Looking for myself,
    Sober
    Comin’ down, comin’ down, comin’ down,
    Spinnin’ round, spinnin’ round, spinnin’ round
    Looking for myself,
    Sober
    When it’s good, then it’s good
    It’s all good ’till it goes bad
    ‘Till you try to find the you that you once had
    I have heard myself cry, never again!
    Broken down in agony
    Just trying to find a friend
    Ohhh
    Whoahhh
    I’m safe up high,
    Nothing can touch me
    Why do I feel this party’s over?
    Whoahhh
    No pain inside
    You’re like perfection
    But how do I feel this good sober?
    Whoahhh
    I’m safe up high, nothing can touch me
    Why do I feel this party’s over?
    Why do I feel this party’s over?
    Whoahhh
    No pain inside, you’re like perfection
    But how do I feel this good sober?
    Why do I feel this party’s over?
    Will I ever feel this good sober?


    J’ai arrêté de chanter et j’ai regardé fixement mon petit ami. Comment devais-je lui parler de ça. Reprendre ses mots de tout à l’heure pourquoi pas ?

    - Comme tu me l’as dit…l’inspiration est une chose étrange. Je ne t’avais jamais vu écrire des paroles comme ça…tu as écris ça quand ? Mais…euh…t’es pas obligé de répondre hein…c’est juste que…ça m’inquiète un peu…tu vois…ce n’est pas le genre de truc joyeux auxquels je suis habituée de ta part….désolé si c’est indiscret…je ne voulais pas.

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MessageSujet: Re: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Dim 13 Déc - 14:05



    Les pétales de roses volaient dans le vent frais de ce matin d'été. Le temps s'écoulait dans le torrent des jours, et j'avais cru un temps me laissait emporter, incapable de nager à contre courant. Qu'il était désagréable de se sentir si faible, alors que le monde autour continuer de tourner. Le mal de la vie m'avait alors enlacé, et je m'étais laissé à croire que jamais plus je ne serais calme. La quiétude d'un lieux dit, la douceur d'une caresse, le silence qui enveloppait les sens et qui rendait serein n'importe quel spécimen. Je rêvais le jour parce que j'étais incapable de dormir la nuit. Apeuré par des cauchemars qui ne cessaient de me hanter, je préférais de loin mourir de fatigue que de me laisser à y penser, et je restais des heures à fixer un point invisible dans la pénombre de ma chambre. Combien de temps avais-je vécu ainsi, telle une ombre dans un royaume ensoleillé, incapable de dire un mot qui ne fut rassurant. Incapable de se trouver un ami qui ne fut pas délinquant. Incapable de tout même du pire. Le mieux m'avait quitté, je restais à songer, à des possibilités absurdes, je n'étais pas désireux de revivre. La culpabilité fut mon allié la plus proche, durant ces quelques années. Car il fut impossible que ce ne soit que quelques jours, ou ne serait-ce que des semaines. Mon monde n'avait que trop radicalement changé. J'avais mis du temps à m'en remettre, et aujourd'hui enfin je pouvais me reconstruire tel que je le désirais, sans pour autant m'en sentir coupable.

    Depuis l'anniversaire de mes huit ans, et il était impossible que je ne passe une journée sans y penser au moins une choix, quoi que depuis que j'avais cette ange à mes côtés la douleur s'en était allée, je ne vivais plus de la même manière. C'est étrange comme parfois il suffisait d'une seule malédiction, un accident, un coup de fil, un sirène d'ambulance, pour qu'un enfant perde toute son innocente, et comprenne que personne n'est éternel. Même cette femme qu'il considérait comme une déesse, immortelle, et invincible. Je m'étais lourdement trompé, et j'avais pris conscience à sa mort que ma mère comme tout autre personne était mortelle, était fragile. Mon coeur s'était fendu lorsque j'en avais pris conscience. La fragilité d'un papillon dans le corps d'un humain. Si beau, si majestueux, il fut si facile de lui briser les ailes. Je ne saurais jamais avec précision ce qu'il s'est passé sur cette route sinueuse à la fin du jour. Et pourtant, ce jour alors que ma vie semblait s'être arrêté, j'avais du mal à imaginer que d'autres riaient sur la plage, jouaient dans une ferme, mangeaient autour d'une table bien garnie, un repas de famille copieux, regardaient à la télé un film stupide. Alors que ma vie avait basculé. Je n'avais aucun réel souvenir qui suivit l'arrivée des ambulanciers à notre porte. Mes parents ne rentreront jamais ce soir-là, le gâteau restera chez le pâtissiers. Et les assiettes, les ballons, les verres remplit, ne seront plus jamais réutilisés. Ne seront jamais utilisés ne serait-ce qu'une seule fois. Et que s'était-il passé ensuite ? L'heure qui suivit ? La semaine qui suivit ? L'année ... Je ne m'en souvenais que peu. Je me rappelais de l'enterrement. Tous ses amis étaient venus, désolés pour nous, tristes pour elle, je n'avais pas pu pleurer. Je n'avais pas compris que jamais plus elle n'ouvrirait les yeux. Ses beaux yeux foncés. Sa vie. Ses ailes étaient définitivement brûlés.

    Un papillon violet vint sur son cercueil alors qu'elle était ensevelit. Libérant son âme, il s'était envolé avant d'être brisé lui aussi. Et je l'avais regardé partir dans les rayons du soleil, pour que jamais il n'en descende. J'avais souris, et j'avais cru un instant à ce dieux qui pourtant m'avait arraché à la vie qu'il m'avait offerte. J'étais trop jeune probablement pour saisir l'étrangeté de la vie. J'étais trop innocent pour croire que certains anges vivaient sur notre terre. J'étais cependant assez aimant de la vie et de la mort pour comprendre à cet instant précis que ma maman n'était pas sous terre, enfermée dans une cage en bois. Telle ce beau papillon elle s'en était allée, dans un autre monde où le soleil brillait plus chaudement. J'avais souris, un court instant, et cela fut le dernier sourire de joie qui illumina mon visage pour les années à venir. Un au revoir pour cette femme qui était mon univers. Un Adieu pour cette ange qui était morte dans un battement d'aile. Un sourire pour une dernière lueur d'amour. Un dernier 'je t'aime' fut murmuré dans la nuit de ce jour, et ce fut mon père qui le lui dédia. Je ne fis qu'y penser assez fort pour qu'elle l'entende. Et nous étions partis, sans rien dire de plus, décidé à supporter les prochaines semaines de deuil, qui devinrent des mois, puis des années.

    J'avais fini par continué à grandir, sans vraiment m'en rendre compte. Sans vraiment le croire. Sans vraiment y faire attention. Je me levé le matin, trop heureux de quitter l'angoisse que la nuit créait irrévocablement en moi. Je ne me regardais pas même dans la glace. 4 mois ... J'allais me prendre une douche, choisissait des vêtements, comme un automate. Je sortais de ma chambre, ne prenait pas même la peine de fermer la porte. Je n'avais pas de vie privée à cacher. Alors pourquoi fermé la pièce de cette maison qui m'était dédié ? Je passais devant l'ancienne chambre que mes parents partagés, et je m'y arrêtais à chaque fois, espérant la voir s'ouvrir sur le sourire de ma mère. Mais j'avais beau attendre et prier, la porte restait constamment close. Elle ne s'ouvrait jamais. 6 mois ... J'allais alors dans la nouvelle chambre de mon père, en-bas, c'était plus facile pour son fauteuil. Mes soeurs étaient dans la leur au fond du couloir à l'étage. La mienne à l'opposée, celle de mon père en bas. La famille était brisée. J'entrais sans prendre la peine de frappé, et préparé son fauteuil près de son lit. Il était toujours éveillé quand je pénétrais dans la pièce. Il regardait le plafond comme il m'arrivait de le faire, et ne parlait pas sauf me dire 'merci'. Comme un automate. 1 an ... je le laissais se lever, et allait préparer le petit déjeuner pour nous tous dans la cuisine. J'avais beau poser les 4 bols sur la tables jamais personne ne prenait la peine de s'assoir pour que l'on partage ce moment ensemble. Ma famille était brisée. Je ne prenais moi-même pas la peine de manger, un bout de pain, un peu de thé. Je sortais dans notre petit village, et ne rentrais à la maison que lorsque mon père m'appelait. Sur ce portable qu'il m'avait offert en rentrant de l'hôpital après l'accident. 2 ans ... J'allais alors à la maison, où nous nous retrouvions que tous les deux, parce que mes soeurs étaient parties faire leur études. Je faisais les miennes ici même ne supportant pas de me retrouver dans la foule. Flippant à l'idée qu'il arrive quoi que ce soit à mon papa durant mon absence. Je l'aidais à préparer le repas que nous prenions tous deux devant la télé. Et lorsque la nuit s'abattait complètement sur les arbres de la forêt alentour je lui demandais si il voulait que je l'aide à aller se coucher. Il souriait alors, un sourire triste. 4 ans ... Il refusait gentiment ma proposition et je partais dans ma chambre, ou j'angoissais durant des heures, en fixant le plafond. 5 ans ...

    Mais cette routine installait ne dura pas des siècles encore. Elle ne se répercuta uniquement jusqu'à son arrivée dans ma vie. Aucun homme ne saurait vivre sans les femmes, et celle-ci me sauva probablement la vie tout comme elle consentit à me la briser un an plus tard. Néanmoins elle me redonna gout à la vie, même si cela me laissa un gout amer sur la bouche. Aussi, dés le premier jour de notre rencontre je sortis de ma léthargie. Son père connaissait le mien, ils étaient amis de longue date, pourtant je n'avais pas le souvenir de ne l'avoir jamais vu. Kristen Lodge. Une douce et jolie fille aux cheveux bruns dont les reflets roux me fascinaient. Aux yeux bleus profond qui m'avaient tout simplement transpercés. Sous son regard je vivais. Et uniquement à ses côtés je me sentais alors vivant. C'est elle qui m'amena à ma première fête à l'époque. Nous étions quatre amis, perdus les uns les autres dans un début d'adolescence difficile. La première fois que je touchais à l'alcool cela me transporta littéralement dans un monde bien moins compliqué. Où enfin je n'avais plus d'angoisse, de peur, de traumatisme. Où je pouvais vivre, et m'oublier. Être quelqu'un d'autre le temps de la fête. Dire que j'avais aimé me bourrer la gueule serait un euphémisme. C'était dans l'extase que je me retrouvais lors de ces soirées qui partaient rapidement en live. C'est à la même époque, alors qu'enfin je me remettais à vivre que je commençais à composer. Cette chanson fut l'une des première qui sortie de mon esprit. Alors que je prenais conscience que ma vie était déchirée en deux parties. La tristesse et ce deuil dont je ne pouvais pas me défaire lorsque j'étais sobre. Et ces soirées où je me lâchais enfin de ce désespoir pour me plonger dans une fête qui s'effacera de ma mémoire le lendemain. Grâce à Kristen j'avais repris vie, et je ne pouvais me résoudre à la laisser s'éloigner de moi à l'époque.

    Tout avait changé aujourd'hui. Si j'avais réécrit cette chanson c'est qu'elle avait besoin d'être réécrite, et en somme elle était bien mieux maintenant. Je savais que j'en demandais peut-être trop à Lilith, aucune chanson que je ne lui avais présenté jusqu'à présent n'avait référencé à cette période sombre de ma vie. Je ne lui avais montré aucunes des chansons que je n'avais écrit par la suite, lorsque ce fut le sexe et la drogue qui rendaient ma vie vivifiante et agréable. Je ne le ferais probablement jamais. Mais fort étais-je d'avouer que cette mélodie même remaniée me replongeais dans mes souvenirs d'enfants. Tremblant un peu je stoppais la chanson à sa fin, et je restais les yeux fixaient sur mes mains. Crispées sur ma guitare elles ne m'avaient jamais semblé aussi pâles. Je soufflais, refoulant l'émotion qui prenait part de mon être. Je sentais le regard de Lilith sur moi mais je ne pouvais pas même imaginer ce qu'elle devait penser de moi à ce moment. Je sentais l'angoisse revenir et fermais les yeux pour l'oublier un temps. Un court instant. J'espérais qu'elle ne s'enfuit pas. J'espérais qu'elle ne me prenne pas pour un monstre. Je me mettais à nu devant elle pour la première fois probablement de notre relation et depuis longtemps je ne m'étais pas senti aussi vulnérable. J'attendais qu'elle parle, qu'elle me dise qu'elle comprenait. Qu'elle ne partirait pas comme était partie ma mère puis Kristen. Qu'elle resterait à mes côtés. J'espérais et lorsqu'elle parla enfin je l'écoutais avec une attention proche de l'effroi.


      - Comme tu me l’as dit…l’inspiration est une chose étrange. Je ne t’avais jamais vu écrire des paroles comme ça…tu as écris ça quand ? Mais…euh…t’es pas obligé de répondre hein…c’est juste que…ça m’inquiète un peu…tu vois…ce n’est pas le genre de truc joyeux auxquels je suis habituée de ta part….désolé si c’est indiscret…je ne voulais pas.


    J'osais alors lever les yeux vers elle et toute traces de peur m'avaient quitté. Elle ne partirait pas de sitôt et même elle s'inquiétait pour moi. J'aimais cette femme, si parfaite, et l'idée que je ne la méritais pas s'insinuait en moi de plus en plus fréquemment. Mais j'avais trop besoin d'elle, j'étais bien trop égoïste pour la quitter, la laisser battre des ailes, être libre ou se rapprocher d'un autre que moi. Je la souhaitais uniquement dans mes bras, faite pour mes baisers. J'espérais qu'elle ressente la même chose, une dévotion immuable et parfaite. Je ne vivais que pour elle, et ma musique aujourd'hui lui était dédiée. J'avais commencé à me mettre à nu devant elle, je pouvais bien continuer. Cependant je n'étais peut-être pas près à lui avouer certaine chose, comme celle qui fut mon ex. Je ne lui avais jamais parlé de Kristen jusqu'à présent, mais peut-être faudrait-il que je le fasse un jour ou l'autre. Ou plutôt si, je lui avais avoué dés le premier jour que je n'étais pas du genre vertueux. Elle avait bien compris que je n'en étais pas à ma première relation - tout du moins pas la première qui eut une concrétisation d'ordre sexuelle -. Malgré tout je ne lui avais pas parlé de Kristen, jamais son nom n'apparut dans nos échanges. Je ne voulais pas cependant qu'elle s'empêche de me demander quoi que ce soit. Elle m'avait tout dit de son passé, je pouvais faire l'effort de lui en dévoiler un peu plus sur moi. Je me tournais alors vers elle, pris son visage entre mes mains pour plonger mes yeux dans les siens, et lui souris, un peu.

      - Lilith, Mon Coeur, tu ne dois en aucun cas te sentir gênée de me demander quoi que ce soit. J'ai eu une période difficile dans ma vie, comme tu le sais ... commençais-je en lâchant son visage. Suite à l'accident je me suis mis à vivre comme une sorte d'automate ... Durant quelques années... Jusqu'à ce que je ... rencontre une fille. Elle m'a embarqué dans une sorte de ... vie démentielle qui alliée alcool et fêtes adolescente. Je ... Je me sentais mieux une fois que j'étais totalement ... sous l'emprise de l'alcool. Alors quant je me suis retrouvé sobre, et seul, angoissé... Je me suis mis à écrire mes premiers compo'. Celle-ci en fait parti. Ce remonte à 4 ans. Finis-je les yeux baissais, incapable de la regarder dans les yeux alors.
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MessageSujet: Re: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Ven 25 Déc - 21:40


Liam & Lilith
    Si j’avais pu m’attendre à ses mots, je ne me serais même pas cru. Pour moi, Liam était une sorte de garçon parfait. Beau, intelligent, talentueux et charmeur. Je ne m’étais jamais creusée la tête pour essayer de voir où il aurait pu sortir des limites. Bon, c’était évident que cette partie avait été difficile. Perdre quelqu’un d‘aussi cher à nos yeux que notre mère doit être très difficile. Je ne peux pas vraiment juger vu que ça ne m’est jamais arrivé, mais je peux le comprendre dans un sens. Une personne présente depuis toujours dans notre vie qui s’éclipse du jour au lendemain sans dire au revoir…c’est comme une claque en plein visage. J’essayais d’imaginer comment il avait pu se sentir à l’époque et comment il doit se sentir présentement. Il avait dû se sentir trahi par elle, partir sans donner de nouvelle. Il était tellement jeune à l’époque, je crois que c’est comme ça que j’aurais réagi…mais je ne le saurai jamais. Personne n’est avec moi depuis ma tendre enfance. Mes parents sont avec moi depuis seulement 7 ans. Je les considère comme mes parents, c’est clair et net, mais ce n’est tout de même pas la même chose.

    Ce ne sont pas eux qui ont changé mes couches, qui m’ont chanté des berceuses le soir avant de me regarder m’endormir, qui m’ont appris à marcher, qui m’ont donné à boire et à manger, qui m’ont appris à parler ni aider à faire mes premiers devoirs pour apprendre à écrire. En fait, il est plus clair de dire que personne n’a jamais fait ça avec moi. Disons que ma mère biologique avait d’autres occupations à l’époque. Cependant, je ne sais pas ce que je deviendrais si un de mes parents devrait partir. Ils sont tout pour moi ce n’est pas plus compliqué. Ils ont tellement fait de sacrifices pour moi, me remettre sur pied et faire de moi quelqu’un de bien. Je crois que ça me ferait aussi mal que Liam quand il a perdu sa mère. Je ne voulais même pas y penser, ce serait trop dur. J’avais eu une vie assez démentielle, je méritais du calme et une certaine stabilité à présent. Mes parents et Liam m’apportait tout ça. De l’amour, une vie calme et stable. Que pouvais-je désirer de plus. Je ne voulais pas tenter le diable et en vouloir plus pour finir déçu. Je me contentais de ce que j’avais et cette formule était gagnante jusqu’à présent.

    J’avais posé ma question en bafouillant et rougissant comme à chaque fois que j’étais gênée. Ça ne finirait jamais je crois. Mais bon, je n’avais jamais voulu forcer les gens à me révéler toute leur vie. Ça ne regarde qu’eux et s’ils désirent m’en parler, ils le font. J’agis comme j’aime qu’on agisse avec moi quoi ! Je savais très bien que mon petit copain, mon cœur, avait eu une phase de sa vie beaucoup plus difficile à cause de la mort de sa mère, mais je n’avais jamais voulu le forcer à me révéler quoi que ce soit. S’il voulait m’en parler, il m’en parlerait. Ces choses là prennent du temps et je voulais lui laisser tout le temps dont il avait besoin. Le forcer ne servirait à rien après tout. De toute manière, il n’est pas un violeur ni un meurtrier alors je n’ai pas besoin de tout savoir, jusqu’à un certain point. De toute manière, me le dirait-il ? Probablement pas. Je sais très bien qu’il n’est pas de ce genre, je le connais. Cependant, la révélation qu’il me fit me surpris un peu. Je ne m’étais pas imaginé que mon cœur soit resté chez lui sans avoir de réaction à propos de cet évènement de sa vie. En fait, je n’avais rien imaginé du tout. Peut-être que je ne le voulais pas qui sait. Je regardais le sol, me trouvant idiote de poser autant de questions. C’était indiscret. S’il avait voulu m’en parler il l’aurait déjà fait après tout non ? C’était mon raisonnement personnel, mais Liam n’était pas d’accord avec moi.

    J’ai senti ses deux grandes mains chaudes se poser délicatement sur mes joues pour remonter mon visage vers le sien et que je puise le voir me parler. Encore une fois, il réussi à me faire rougir. J’ai hoché la tête à sa première phrase et je l’ai regardé s’éloigner de moi en me lâchant le visage. Ses mots semblaient sortir difficilement de sa bouche et ça me troublait un peu. Je n’avais jamais réellement vu mon petit copain vraiment mal à l’aise face à quelque chose. Instinctivement, je lui ai doucement pris la main pour la serrer. J’étais là pour lui et je voulais qu’il le sache. Je l’ai écouté patiemment, voulant saisir les moindres paroles qui allaient sortir de sa bouche si attirante à mes yeux. Je fus attristée de le voir dans cet état. J’ai resserrée ma main sur la sienne et j’ai mis mon autre main sur sa joue gauche pour remonter son visage vers le mien et lui sourire doucement.


    -Fais pas cette tête. Tu t’es repris en mains et tu devrais en être fière….moi j’en suis fière pour toi Liam…te demande pas pourquoi je t’aime.

    Je me suis rapprochée de lui pour venir coller mon front contre le sien et lui parler à voix basse.

    -Tu fais des compositions superbes…Je lui ai donné un baiser sur la joue. …tu a de la volonté…Il a eu droit à un autre baiser au coin des lèvres. …tu es sexy…Nouveau baiser sur le menton. …et je te passe les détails…l’important c’est que tu es là. Peu importe, tu étais troublé, tu avais besoin de quelque chose pout te rattacher sur terre et c’est-ce que tu as trouvé. Tu as arrêté tout ça point barre….t’es avec moi maintenant, c’est tout ce que j’ai besoin de savoir je crois.

_________________

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MessageSujet: Re: « Mon futur m'échappe et mon passé revient • Lilith Morgan.   Jeu 31 Déc - 19:49



    Si il a bien une chose dont j'étais parfaitement certain c'est que personne n'était une entité sure, et parfaite. Rien en ce monde ne saurait être unique et inéchangeable. Un homme ne saurait rester le même de sa naissance jusqu'à sa mort. Il y avait tant de contraintes, d'aléas qui faisaient de nous des êtres profondément lunatique en un sens. Nous disions pourtant que le lunatisme était un trait de caractère à certains d'entre nous, de mon point de vue nous étions tous quelque part capable de changer du tout au tout, si compter que ce fut ce que nous voulions au plus profond de nous. Ou alors c'est ainsi que Dieu - ou qui que ce soit d'autre - avait décidé de nous aider à vivre sans dépérir en comprenant que notre existence n'avait au final aucun sens. Et cela ne fut-il point le cas de nos jours encore ? Je ne voulais pas y penser comme la majorité des êtres qui pensaient sur cette terre misérable. Nous faisions tout pour nous convaincre que notre vie valait la peine d'être vécu, et comment mieux y parvenir que de tenter de changer ? D'être quelqu'un d'autre, d'oublier ce qui faisait de nous un être à part, qui était reconnaissable de ses semblables ou amis, afin de devenir un autre pour le plaisir de changer, de ne plus se reconnaitre, ou alors d'oublier simplement ce que nous avions pu être avant que cela ne se fasse. Personne en somme ne pouvait être alors parfait, puisque de tout évidence cette perfection ferait partie de l'illusion du changement, et finirait par disparaitre comme le reste.

    Pourtant, je voulais me convaincre que j'étais enfin celui que je devais être et que je devrais continuer d'être durant le restant de ma vie. Cette simple envie soudaine et illogique était pourtant le résultat d'un sentiment bien plus profond que le lunatisme, et qui en bien des points était plus glorieux que ce dernier. L'amour était en soit l'un des sentiments les plus beaux que l'homme eut ressenti ou inventé. Certains avaient beau penser qu'il n'était que le fruit d'une machination des hormones qu'est-ce que cela pouvait bien changer au finale ? Il était prouver que l'amour changer les hommes, de cela j'en étais convaincu, ayant moi même changer pour ma douce, et j'aimais à croire que c'était cela la perfection. Au moins fut-elle définit pour être celle de notre âme soeur. Si nous changions et c'était le cas, ce n'était que pour le plaisir d'être en parfaite harmonie avec celui ou celle dont notre coeur et notre âme était épris. Je le pensais, et peut-être fus-je le seul romantique sur cette terre qui pensât ainsi, mais si j'y croyais assez fort je me sentais d'autant plus fier d'être ce que j'étais devenu. Et j'étais pourtant incapable, bien que je l'aurais voulu de prononcer les quelques mots qui auraient pourtant rendu réel ma métamorphose : Je t'aime. Et la question qui se posait alors était de savoir pourquoi j'en étais incapable. Pourtant je l'aurais voulu, essayant encore de le dire, le prononcer, le murmurer même, mais rien n'y faisait et je finissais par croire que j'étais une espèce de vile ordure qui ne méritait pas l'attention de Lilith.

    Cette douce et belle jeune femme était pour moi d'une perfection à toute épreuves - ce qui rejoignait mon impression que l'amour rendait les gens parfait en somme enfin pas tous ... -. Cette petite rousse aux allures d'ange Rock était tout ce qui rendait ma vie d'une luminescence parfaite aujourd'hui, et j'aurais pu me convaincre qu'il me suffisait de l'avoir simplement avec moi pour que ma vie soit telle que je souhaitais qu'elle fut. Heureuse, belle, joyeuse, je n'osais dire parfaite dans le sens ou tout pouvait alors s'effondrer. Peut-être était ce cela qui rendait mon existence attrayante aujourd'hui. Lilith avait beau m'apparaitre telle une déesse grecque de flamboyante, je ne me sentais pas moins une pourriture. Comme si le fait de la vouloir à moi seul me rendait odieux et fourbe. Son amour, tout du moins j'espérais qu'elle ressentit pour moi un semblant d'amour - faisait de moi un être cupide qui souhaitait toujours en avoir plus encore et encore. Je voulais qu'elle soit mienne, elle le fut lors d'une soirée bien merveilleuse qui restera gravée dans ma mémoire tant que cela me remplissait de joie et de fierté. Je voulais qu'elle m'appartienne, que personne d'autre ne la touche. Que notre couple dure encore et encore, pour l'éternité semble-t-il, et qu'ainsi je n'eus jamais à ressentir la facheuse jalousie maladive qui pouvait me rendre fou. Je n'avais que trop longtemps connu la folie de la passion amoureuse, et je voulais être sage avec Lilith. Passionné je l'étais, évidemment, et j'avais du mal à contenir mes élans de possession lorsqu'elle parlait avec un autre garçon. C'était ainsi. Pourtant de mon côté je ne perdais pas de mon charme face à d'autres filles.

    Et je savais que je ne devrais pas le faire. Je ne pouvais m'en empêcher cependant. Lorsque j'étais sobre encore cela pouvait passer. Loin du regard de Lilith, lorsque je me retrouvais le matin en compagnie de Lizzy Lucas par exemple, je ne pouvais pas ne pas reprendre mon rôle de Dom Juan qui avait fait de moi un des mecs les plus connus de cette école. Bien que ce fut dans l'ombre des couloirs . Et cela était pire lorsque lors d'une fête je me retrouvais avec de l'alcool dans le sang. Il était alors évident que je ne portais en réalité qu'un masque et que cela n'était pas devenu entièrement ma personnalité. Je changeais petit à petit, on ne se refaisait pas du jour au lendemain. Alors oui, j'avais déjà jouer les charmeurs devant Lilith, elle avait cependant mis ce fait sur le compte de l'alcool, mais je doutais qu'elle fut toujours aussi compréhensible. Je m'en voulais longtemps dans ces moments là, et il m'arrivait alors de jouer le petit ami parfaitement sage et attentif durant des jours ou des semaines. Pour me faire pardonner d'une faute qui ne semblait pas avoir été commise. J'avais peur. Le mot était juste, et valait pour tout ce qui faisait de moi un être cruel maintenant. J'avais peur de la perdre, peur des sentiments profonds que j'avais pour elle. J'avais peur simplement de lui faire du mal, de laisser mes blessures se rouvrir et déchirer mes bonnes résolutions. J'avais peur de me rendre compte que finalement je ne pouvais pas être quelqu'un d'autre et que je n'étais qu'un pervers assoiffé de sexe. L'étais-je ? il m'arrivait de me le demander, mais dans les yeux de Lilith je voyais une autre facette de ma personnalité. Un garçon qui était capable d'amour et de sincérité. Un garçon qui avait toujours aimé les autres. J'avais aimé ma mère - elle était partie. J'avais aimé Kristen - elle avait joué de mes sentiments pour me détruire ensuite. Et aujourd'hui je ne me permettais pas d'avouer mon amour à Lilith de peur que cette malédiction se réitère, et que je la perdre à mon tour.

    Pourtant je lui avais un peu ouvert de mon être, espérant encore pouvoir changer et lui avouer ce que je ressentais pour elle. Elle le savait cependant, j'en étais sur. C'était plus qu'évident que je lui appartenait, que j'avais besoin d'elle plus que de tout autre personne dans ce monde. Mais je préférais me persuader que je pourrais lui dire un jour. Je lui avais alors ouvert un peu plus de ma personne, cependant la peur me rendait honteux, et je souhaitais de tout mon être qu'elle ne m'en veuille pas. J'étais d'un égoïsme sans nom, et pourtant de cela je ne m'en voulais pas. Lilith, une fois encore, m'étonna en relevant mon regard dans le sien et en me disant des mots que je n'aurais pu espérer. Elle était fière de moi, persuadée que j'avais changé, que ce garçon que je lui avais décrit, et qui n'était de notre monde il y a de cela que quatre ans, était maintenant un petit ami sur de lui et aimant. Fidèle. Elle en était sure, ce n'était pas mon cas. Mais je ne lui dis rien, inutile de la faire douter de moi. Ce n'était pas ce que je souhaitais. Le problème ne venait pas d'elle, et elle pouvait croire que j'étais bon. Le problème c'était qu'il fallait maintenant que je le sois pour ne pas la décevoir et risquer de la perdre par la suite. J'étais perdu et apeuré, et je préférais me laisser bercer par ses paroles. Elle m'embrassait, doucement, énumérant des qualités que je ne me trouvais pas. Quoi que, il était vrai que j'étais bon compositeur. La modestie n'a jamais été prouvée comme étant une vertu ... Elle finit en m'annonçant que l'important était que tout cela fut derrière moi, et que j'étais à présent avec elle. Je lui souris.

    - Et qu'ai-je donc fait pour mériter une compagnie si plaisante ? Dis-je en m'approchant d'elle. Tu es si parfaite Lilith ... Ma Lilith. ajoutais-je dans un murmure. Si tu savais à quel point j'ai besoin de toi ... Aujourd'hui je n'ai plus besoin de me morfondre dans l'alcool et les fêtes. Laissons cela au passé. Je n'ai plus besoin que de toi à présent. Je le sais ... Je ... Je ...

    Et j'avais beau essayé, j'avais beau l'avoir entendu me dire qu'elle m'aimait je n'y arrivais pas. Et préférant ne pas la boulverser je l'embrassais tendrement, en guise d'une gratitude hautement méritée. Je l'aimais. Je le savais ... alors pourquoi étais-je incapable de lui dire ?
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