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 R.I.P ( ou comment disparaître)

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Raphaёl W.Hyadum
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Messages : 160
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Hey, t'es qui ?
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Instrument: Appelez-moi le pianiste.
Côté coeur ?:

MessageSujet: R.I.P ( ou comment disparaître)   Mar 3 Nov - 5:35



T'avais regardé le ciel jusqu'à t'y perdre. Pour devenir un point, un étoile, une poussière dans l'univers. Tu disais que j'mettais ton monde à l'envers, tu avais remis le mien à sa place. J'prenais ta main, j'me disais que rien n'était éternel. Tu riais, petite rose. En disant de ne pas m'en faire, que je m'inquiètais trop. J'avais raison, pourtant. D'vouloir te protéger, des hommes, du monde, d'la mort et de l'éternité. J'voulais te garder avec moi, te fiancer. T'étais trop jeune, peut-être. Ou trop naïve. Tu ne croyais pas ce que je disais, tu te contentais d'sourire. J'aurais voulu avoir tort. Une fois. Juste une fois. Mais non, bordel. Il fallait que j'aille raison. Il fallait que tu partes, pour que je meure moi aussi.

22 ans, pour gâcher sa vie.
Et perdre celle qu’on aime.


Dernière édition par Raphaёl W.Hyadum le Jeu 12 Nov - 5:05, édité 1 fois
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Raphaёl W.Hyadum
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MessageSujet: Re: R.I.P ( ou comment disparaître)   Mar 3 Nov - 5:35


Présentation de
Raphaёl W.Hyadum


Papiers, s'il vous plait !



      « Raphaёl W.Hyadum
      « 22 ans
      « 15 juillet, en Italie
      « Italien
      « Cinquième année
      « Piano et guitare



      Feat Ben Barnes by Dangerous_smile
      « Il paraît qu'un jour, j'ai déjà été heureux.
      C'est un mensonge, si vous voulez mon avis. »


Miroir, mon beau miroir.



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    « Physique : Il y a ces types avec qui le mot mignon nous vient immédiatement à l'esprit. Et il y a ceux de la trempe de Raph’, qui échappent à cette qualification grotesque et infantile, portant presque aussitôt le sobriquet d'homme. Une mâchoire anguleuse, , une barbe naissante... On dit souvent que nos pupilles sont le reflet de nos pensées. Si cette phrase est véridique, alors ses réflexions ont une jolie teinte bleuâtre ; des diamants, qui brillent le soir lorsque la lune éclaire des paysages cachés à la vue du jour. Les traits de son visage sont fins , comme tracés par un peintre consciencieux. Une bouche rosée, pulpeuse, tentatrice. Et cet air doux qui fait fondre les résistances, faussement angélique. De l’or en fil tombe près de ses joues, scintillant sous le soleil du jour, s’assombrissant lorsque la nuit impose sa royauté. Grand, sans pour autant être un géant. Musclé, suffisamment pour plaire aux filles et éloigner les idiots qui aurait tant voulu s'opposer à lui. Tels sont les attributs que la nature a bien voulu lui attribuer, pour combler les lacunes que son corps a fini par démontrer. Car cette quasi-perfection n’est qu’un leurre ; une large cicatrice barre le ventre du garçon, de-même que sur sa jambe droite. Cadeau de la vie. Pour camoufler ces accablantes manifestations de haine et éviter les questions embarrassantes, il porte continuellement des pantalons.


    « Caractère : On dit qu’un homme est dangereux lorsque sa perversité dépasse de loin son intelligence. Ou que ses raisonnements sont corrompus par l’envie, le désir de possession, le pouvoir. Dès lors, rien ne peut l’empêcher de mener à termes ces viles machinations… On dit qu’un homme est idéal lorsque son respect fait entrave à sa nature de conquérant, que sa pudeur l’empêche de manifester trop ouvertement ses défauts et que sa politesse est exquise. Mais que dit-on lorsque l’homme en question est un mélange de ces deux extrémités?

    Raph’ n’est pas de ceux que l’on peut classer dans la catégorie ‘blanc’ ou ‘noir’. Il abhorre cette attitude qui pousse les uns à détester ce qu’ils ne connaissent pas, à mépriser ce qu’ils ne comprennent pas. Et pourtant, il juge lui-même d’un premier regard, dévisageant dès la première rencontre son interlocuteur pour graver ensuite dans sa mémoire les évidences de l’esprit. Très colérique, il s’enflamme à la moindre remarque, ne contrôlant pas ses émotions et ses gestes ; prisonnier de ses propres sentiments, il se voit contraint quotidiennement de réparer les torts qu’il provoque inévitablement avec les années.

    Pourtant aimable lorsqu’il apprécie une personne, il aime faire sourire ses compatriotes et les rassurer dans les épreuves qui peuvent parsemer leur vie. D’un naturel très positif, il distingue parfois mal la réalité, s’étourdissant dans ses propres divagations jusqu’à en perdre le sens des choses. Quant aux filles, il adopte avec elles un air de gentleman ; la courtoisie lui fait office de réputation, puisqu’il ne se départie jamais de sa déférence à leur égard.


C H A P T E R 1 : Who taked my life?



    « Y’a ceux qui sont cons parce qu’ils oublient de réfléchir.
    Et y’a ceux qui réfléchissent pour ne pas montrer qu’ils sont cons. »

    feat.psychadelia



    Il neigeait.
    Les flocons caressaient la peau des passants, dansaient pour le plaisir des touristes, venus admirer les vestiges d’une ancienne guerre. L’hiver semblait donner lui-même son avis sur la question, par cette rébellion poudreuse : exhiber ce qui a jadis été une catastrophe était un crime. Les tons se confondaient, dissipant le blanc dans un nuage de foulards, manteaux et couvre-chefs . À travers ce tourbillon, une ombre se mouvait ; silencieuse et gracieuse, tel un chêne ne voulant réveiller l’automne. On l’observait avec circonspection, son teint cireux évoquant les cadavres d’autrefois. Une simulation, par les dirigeants de la nation? Que d’idées bizarroïdes, cruelles ou perverses ont ce jour-là traversées l’esprit de ceux qui croisaient sa route! Insensible, à la pancrace et aux hommes, elle continuait néanmoins à avancer. Sa pèlerine était ouverte, laissant apercevoir une peau parfaite et une poitrine volumineuse ; à sa vue, même les fidèles époux sentaient leur visage s’empourprer d’une virginale couleur. Belle. Faut-il réellement le préciser? Un croisement , entre les plus délicieuses créatures de l’Olympe et les Européennes modernes.
    Les femmes la dévisageaient avec haine, jalousant cette beauté qu’elles ne possèderons jamais, car il est dans leur nature de détester ce qui plaît aux fiancés. Or, l’indifférence peignait ses propres traits, alors même qu’elle passait devant ses semblables. On chercha à l’identifier et à force de chercher, on vint à lui donner un nom : le spectre. C’était le début... D’une routine, qui s’établira jusqu’à ce qu‘à l‘aube d‘une nuit grise et sanguinolente, on constate que le « fantôme » ne circulait plus.

    À quelques milliers de kilomètres, un homme marchait. Rapidement, bien que n’ayant aucune destination. Son regard était hagard, dénué de vie. Pourtant, ses muscles saillaient encore sous sa veste, preuve que jusqu’à récemment, il existait. En présumant qu’on peut parler de mort lorsque l’âme a perdu sa contenance, l’esprit sa vivacité et la conscience, sa notion du bien et du mal. Cet humain, s’approximant davantage au zombie, errait dans les rues, semant la terreur dans le voisinage. On s’arma de fusils pour le menacer et on lâcha même les chiens sur lui. Mais sur un non-vivant, quel effet des admonestations peuvent-ils bien avoir ? Il aurait put être beau, si l’on oubliait cette allure vagabonde et sa démarche d’ivrogne. Or, les gens sont bien souvent tentés de voir les défauts plutôt que les qualités et ce fut pour ces raisons, à savoir son apparence déroutante, que la police vint l’arrêter. L’entrevue fut étrange, et quelques gendarmes, novices à l’époque, en gardèrent le souvenir :

    Crochet - « Veuillez décliner votre identité. »
    Peter - « J’ai oublié. »
    Crochet - « Votre résidence...? »
    Peter - « Je... J’habite présentement dans le bordel, au coin de la rue. »
    Crochet - « Vous êtes sérieux? »
    Peter - « Je l’ignore...»
    Crochet - « Monsieur, je vais devoir vous mettre sous les verrous pour..
    Peter - « Attendez! Si je vous révèle mon secret, vous allez me laissez partir? »
    Crochet - « Votre secret? »
    Peter - « Je suis un sorcier »
    Crochet - « C’en est assez! »
    Peter - « Non! Je vous jure, écoutez-moi! Un matin, je me suis réveillé et... »
    Crochet -« Je vous arrête officiellement pour usage de stupéfiant. »

    Les témoins établirent par eux-mêmes diverses théories, bien qu’aucune ne soit représentative de la réalité. En final, on déclara que l’homme était amnésique et drogué et on le coffra. Le mystère de sa déclaration perdura jusqu’à la controverse des écoliers, un drame dans ces temps-là. Il tomba alors dans l’oubli. Le hasard voulu que ces deux êtres insolites se rencontrent. Le second ayant eu sa libération, il avait recommencé à marcher, perdu dans un passé qui n’existait déjà plus. Un soir, exténué, l’homme décida de s’arrêter dans un cimetière. Une idée bien saugrenue, qui est pourtant d’une logique implacable dans l’esprit d’un fou. La terre était humide, et l’on aurait sut dire si c’était à cause d’un récent enterrement ou de la pluie qui avait inondé le pays, détruisant les récoltes et l’espoir du peuple. Des croix s’élevaient timidement, d’un bois rustre et austère, triste annonce du passage dans un autre monde.Des noirceurs, un dithyrambe s’élevait, à la fois lugubre et envoûtant. On aurait pût le qualifier de mélodieux, si les secousses du vent n’y avaient pas apporté quelques fausses notes. L’ensemble formait néanmoins un chant charmant, qui réveillait en l’adulte des souvenirs aussi mélancoliques qu’heureux. Il s’approcha, comme toute créature curieuse désirant connaître la source de son émoi.

    Elle était assise derrière un arbrisseau, ses pieds nus jouant avec les brindilles ayant échappé à l’enfouissement de toute trace végétale. Sa pelisse reposait sur le sol noirâtre, tandis que sa chevelure de braise accueillait le scintillement de la lune. Cette nuit-là, ils revinrent tous deux à la vie. Pour en créer une autre.

    ***


    Octobre

    Wendy – « Tu devrais aller le voir, il en serait heureux.»
    L'enfant – « Pourquoi n’y vas-tu pas, toi? »
    Wendy – « Je… »
    L'enfant – « Tu vois, toi non plus, tu ne veux pas. »
    Wendy – « Il y a une différence entre… »
    L'enfant – « Non, la folie reste et demeure la folie . »

    Un dialogue banal, portant la rancœur d’une femme et la tristesse d'un gamin. La grande tendis la main vers le jeune, d'un geste incroyable doux, pour caresser avec douleur sa joue de glace. À ce contact, il eut un soubresaut, se reculant avec rapidité, brûlée par le plus cruel des feux ; l’amour. Et les deux s’écartèrent, tête base, en sachant pertinemment qu’il n’y avait que deux blessés sur le champ de bataille, alors même que la guerre n’était pas commencée. Ils étaient des rescapées, les fugitifs d’un sentiment aussi dévastateur que milles canons. Les obus avaient détruis leur cœur, les armes, anéantis l’étincelle. Il ne restait d’eux que des épaves , de vulgaires squelettes qu’on avait oubliés d’enterrer. Comment des cadavres, coquilles inanimées et privées d’âme, peuvent-ils s’aider mutuellement? En se détruisant. Tout simplement.

    Des années plus tôt...

    Il était debout sur la table, ses cheveux lustrés retombant grassement sur ses épaules, dénudées par un tissu revêche quasi-déchiré. Au-dessus d’une longue barbe, dans lequel s’emmagasinait un garde-manger , un sourire cruel s’étirait. Sa main s’élevait dans les airs, fendant l’atmosphère par des mouvements circulaires. Déchirant le silence, perçant le vide. Jusqu’à ce qu’il croise la matière. Les doigts qui tenaient le coutelas fléchirent un moment, avant que le poing ne se serre, redoublant d’effort pour vaincre la résistance qui s’offrait à lui, telle une pure vierge. Un hurlement retentit, mêlé aux rires déments d’un déséquilibré. L’un et l’autre étaient pourtant éloignés, laissant présumer que la chose au centre n’avait plus la force d’exprimer une quelconque émotion. L’homme persistait dans sa crise, arrachant l’arme de l’obstacle pour la plonger de nouveau devant lui. Un nouveau cri, une secousse, des pleurs. Le couteau est-il plus blessant que les larmes de celle qui gémie devant le constat bouleversant de son enfant qui se meurt?

    Une masse difforme tomba sur le sol, inerte . À son opposé, un gamin roulé en boule pressait une main sur sa poitrine. Le liquide rougeâtre s’en échappait avec abondance, tel une seconde fontaine de Jouvence, à la fois maudite et empoisonnée . Nul n’y portait la bouche pour y boire goulûment, néanmoins, le précieux fluide se répandant sur le sol, marquant à jamais celui-ci d’une trace sanguinolente. Il coulait de sa bouche, semblait même s’extraire de son regard de jade. On le devinait conscient, bien que son corps déformé par la douleur laissait supposer une souffrance qui dépassait l’entendement humain. Celle qui avait crié s’approcha, retenant de nouveau ses larmes pour baiser la main de l’enfant. Elle déchira le satin de sa robe de soirée- triste nuit pour une princesse - , en fit un gareau qu’elle appliqua sur la blessure. Quelques minutes plus tard, elle atterrissait à St-Lancy. Son fils ensanglanté dans ses bras, son mari dingue , évanoui , à ses pieds. L’histoire De Raph' ne faisait que commencer .


Dernière édition par Raphaёl W.Hyadum le Jeu 12 Nov - 5:06, édité 1 fois
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Raphaёl W.Hyadum
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MessageSujet: Re: R.I.P ( ou comment disparaître)   Mar 3 Nov - 5:37

C H A P T E R 2 : Why do you hate me?

    « L'âme n'a que faire des journées, des heures et des secondes
    Elle mesure en larme, en souffrance et en sang»

    feat.psychadelia

    Il n’avait gardé aucun souvenir de cet événement, insistant pour ne pas savoir comment son père avait put atterrir à l’asile. Quant à la cicatrice sur sa chair, il parvint aisément à en faire abstraction, cherchant avant tout à chasser la haine de son esprit. Car c’était la seule marque répréhensible du drame : son dégoût soudain pour ce que les hommes faisaient subir aux femmes. L’enfant grandit sainement, entouré d’une mère aussi aimante que pâle. Celle-ci le couvait, le protégeait jusqu’à se damner elle-même. Son essence emplissait le cœur de son fils, son âme omettait sa descente en enfer pour assurer le paradis à celui qui lui avait redonné espoir. Ils parlaient rarement de Peter ; Raph', parce qu’il le détestait, elle, parce qu’elle l’adorait. Bien vite, il s’avéra que le gamin était un ange, véritable petite trésor élevé dans une coquille en sucre. La bonté irradiait de ses traits, ensorcelant les adultes les plus féroces. Il attirait la sympathie et ce , sans même le vouloir. Il serait mort le lendemain qu’on l’aurait aussitôt déclaré Saint, tant ses agissements étaient empreints du désir de choyer les autres. Mais toute bonne chose à une fin.

    Wendy commença à dépérir. Son teint autrefois blafard revînt, de même que sa peau aussi translucide que le crystal. Elle mangeait peu, dormait beaucoup. Peut-on mourir de chagrin? Car vivre pour son fils ne lui suffisait plus, et Raph' en prit rapidement conscience. L’enfant n’était alors âgé que de onze ans et pourtant, pour la première fois depuis longtemps, il se décida à rendre visite à son géniteur. Pour comprendre, comment une femme pouvait se tuer à travers les larmes, dans le seul désarroi de ne pas être avec l’être aimé. Ce concept était étranger au gamin, qui ne saisissait pas qu’on puisse adorer un homme au point de se conduire indubitablement vers la souffrance. Cette journée-là, donc, il rentra dans l’hôpital psychiatrique et demanda à voir Peter Senior. On le conduisit dans une petite salle capitonnée, aussi blanche que le lait , où se tenait un homme, les yeux dévastés par une lueur maline que l’on aurait sut identifier. Son père.

    Peter - « Je me souviens de toi... »»
    L'enfant – « Je suis... »
    Peter - « Non, ne dis rien! Je vais trouver .»
    L'enfant – « Ton fils. »
    Peter - « Mais bordel! T’as rien compris hein! Je voulais trouver ! »
    L'enfant – « Pardon.»
    Peter - « Ce n’est rien, ce n’est rien... Je me suis emporté. Mon fils, donc? »
    L'enfant – « Oui. »
    Peter - « Je ne pensais pas que tu viendrais un jour. Non...À dire vrai, je n’ai jamais pensé à toi. »
    L'enfant – « Je ne te dérangerai pas plus longtemps...»
    Peter - « Attend! Ce n’était pas méchant. Je ne voulais pas t’offusquer. Je suis heureux de te...»
    L'enfant – « Bonjour. »
    Peter - « Mais je t’ai dis de rester! Putain, t’écoutes jamais quand on te parle? »

    La première conversation père-fils qui restera gravée dans sa mémoire. Voyant la crise approcher, deux gardiens ont demandé à Raph' de sortir.Lorsque la lourde porte se referma, l’enfant entendit un hurlement. Et alors qu’il pensait à sa pauvre mère, amoureuse d’un animal aussi dingue que violent, l'ange se promit de ne jamais devenir comme cet homme.[/color]

    ***


    [color=darkgreen] Le Méchant - «
    La p’tite Caldwell, elle est jolie, non? »
    L'ado - « Marc… »
    Le Méchant - « Non mais j’veux dire, pourquoi tu n’en a pas profité pour…»
    L'ado - « Marc. Arrête. »

    Une entrée à Rock-Magik ordinaire, avec sa mère pleurant au bout du quai ; Raph' avait maintenant 18 ans, il venait d’entamer sa première année à l'établissement réputé pour sa musique . Le garçon accumulait donc les conneries et les conquêtes, comme tous les gamins de son âge. À la seule différence qu’il était respectueux, tant envers ses victimes qu’avec les autres. Une question de principe, disait-il. Mais tous savaient très bien qu'il y avait quelque chose derrière cette élégance de paroles...Car même s'il souriait continuellement, l'adolescent montrait un visage davantage sombre lorsqu'il replongeait dans ses réflexions...

    Le Méchant - « Écoutes, mec…Tu sais, je t’apprécie beaucoup mais…Il y a des limites, tu saisis? »
    Un jeune blond, apparemment affligé, passa la main dans ses cheveux, alors qu’il fixait avec découragement Raphaël. Il avait connu le jeunot dans le métro, puis était devenu son ami durant le début de leur scolarité. Or, il vieillissait. Et voir Hyadium si…semblable, si naïf, lui était insupportable. Il faut parfois savoir mettre un terme aux amitiés.

    Le Méchant - « J’peux pas toujours t’avoir dans mes pattes…surtout que maintenant, y’a les filles. Les choses évoluent, j’suis sûr que tu peux comprendre. »

    L’interpellé, qui s’était contenté de regarder son ami d’un œil méfiant, secoua sa chevelure auburn avant de relever le menton, dans un geste de provocation.

    L'ado - « Donc, tu t’débarrasses de moi ? Mais tu crois que j’suis quoi? Un chien? »
    Le Méchant - « Non Raph’! Pas un chien mais…C’est difficile pour moi aussi, d’faire une croix sur mon pote. »
    L'ado -« Pauvre victime. Retourne donc faire joujou avec tes si précieuses nanas. Qu’est-ce que j’en ai à foutre? »
    Le Méchant - « Ne le prend pas comme ça! »
    L'ado - « Ah. Parce que j’étais supposé le prendre comment? En riant ? »
    Le Méchant - « Pas en riant, non, je sais pas moi peut-être… »
    L'ado - « Peut-être que tu pourrais te taire, Marc. Alors c’est quoi, tu avais de honte de te tenir avec moi? »
    Le Méchant - « Mec, je-t-en-prie… Je te l’ai dis, on change je…j’suis plus le même que y’a quatre ans. »

    Le visage de Raph’ se tordit en une grimace de mépris alors qu’il se levait, s’approchant de son ancien copain.

    L'ado - « Mais moi, oui. C’est ça le problème, pas vrai?»
    Le Méchant - « J’aurais espéré que ça se passe autrement. »
    L'ado - « Bonne soirée. »
    Le Méchant - « Un jour, nous pourrions… »
    L'ado - «J’ai dis bonne soirée. »

    On ne se dispute jamais avec Raph’. Calme, oui. Mais terriblement agressif, si on l’énerve trop. Doucement, Marc tourna les talons et sortit de la chambre. Il venait de faire une grosse bêtise et il le savait. Après son départ, Hyadum lâcha un soupir. Et laissant les souvenirs affluer, les émotions l'envahir, il s'installa à son piano et commença à jouer.


C H A P T E R 3 : I'm lost without you

    « L'amour est à la fois un guide et un mentor
    La seule chose qu'il ne nous enseigne pas, c'est comment l'éviter.»

    feat.psychadelia

    On dit qu’il n’y a que le temps pour porter des défauts aux autres. Que la nature de l’homme le pousse à apprécier d’abord la beauté de la femme, pour ensuite vouloir se l’approprier. Lorsqu’il rencontra Grace pour la première fois, le garçon était dans la fleur de l’âge. Ses yeux cherchaient les poitrines voluptueuses pour s’y poser ; ses mains caressaient le vide en quête de courbes inexistantes. Car s’il s’employait à refreiner ses hormones, il n’en était pas moins un jeune adulte, à la découverte de ses sens. Elle était arrivée au bon moment, non pas en tant qu’amante, mais comme amie. Ils discutaient de tout ; de la vie, de la mort, de l’amour. Et bien qu’il l’appréciait beaucoup, jamais Raphaël n’aurait envisagé de la fréquenter. Une telle amitié état rare et la détruire n’était pas dans ses projets. Un été, elle l’invita à sa maison, pour passer les vacances. Il accepta, autant pour s’amuser que pour enfin connaître cette famille qu’elle lui décrivait comme étant merveilleuse.

    Il avait à peine passé le portail de la demeure, ce jour-là, lorsqu’il la vit. Un ange descendu du ciel, qui se serait échoué sur terre par mégarde. Des yeux si brillants que l’on pourrait penser que les étoiles ne sont plus, cachées dans les pupilles bleuâtres de la Belle. Une toison d’or, qui descend jusqu’à ses épaules, tissée par les fées et les elfes. Une silhouette élancée, invitant à la débauche, à la tendresse. Elle s’avança , souriant de sa bouche cerise, fraîche comme une rose :

    La Fée - « Tu dois être Raph’! Ma sœur m’a énormément parlé de toi. »

    Confus, il était confus. Habituellement loquace , le jeune homme balbutia des paroles incompréhensibles, avant de teindre son visage de rouge. Grace avait mentionné que sa frangine était jolie… Mais elle avait omit de dire à quel point. Grossière erreur.

    L'homme - « Je…euh…Pareillement! »
    La Fée- « Je te croyais plus jeune.. Ce n’est pas une mauvaise surprise. »

    Le garçon haussa les sourcils de stupéfaction. Lui faisait-elle des avances? Oh, il y était habitué, certes. Les prétendantes à R-M ne manquaient pas. Mais il était étonnant qu’une superbe femme telle qu’Elena puisse lui démontrer de l’intérêt…Aussi tôt.
    Il plongea son regard dans le sien, ignorant volontairement la présence de sa copine qui regardait l’étrange scène qui se déroulait devant elle.

    L'homme - « Grace ne m’avait pas dit que tu étais si belle. »

    À son tour, la jeune déesse rougit, à la satisfaction du garçon. D’un geste galant, il tendit son bras vers Elena, qui y glissa le sien. Et tandis qu’ils rentraient dans la maison, son amie suivait derrière, étonnée .

    ***


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    Lettre qui-ne-sera-jamais-lue, de Raph' à Elena

    3 mai
    Je te serre contre moi. Je ris, parce que j’ai peur de bientôt pleurer. Le rire est ma seule possibilité d’évasion. Mais il s’en va, lui-aussi , à mesure que le temps approche. Je t’en veux. Un petit peu, au moins. D’être restée si longtemps avec moi, si c’est pour me quitter aussi tôt. Je ne cesse de me répéter, depuis deux jours, que c’est peut-être la dernière fois. Que ce bras que je touche, ces yeux qui brillent… Que ce serait terminé, avec comme seul lot de consolation, ces moments que nous avons vécus. Ne t’excuses pas. Pourquoi être désolé? Tu n’es nullement responsable de la situation. De-même, tu ne peux l’arranger. J’ai peur. De te laisser partir, comme de te revoir. L’un et l’autre sont synonymes d’inconnu. En te disant aurevoir, je laisse une partie de moi s’en aller, sans avoir l’assurance de la ravoir.

    23 mai
    J’ai cette boule au fond de la gorge, qui m’agace et me dérange. J’ai ce glaive, enfoncé dans mon cœur, qui transperce ma routine. Certaines choses sont inattendues ; et même si elles seraient prévisibles, on préfèrerait faire semblant du contraire. Il est aisé de dire « c’est arrivé trop vite » car admettre que c’était clair, bien que ce soit arrivé perfidement, c’est s’obliger à voir la réalité beaucoup trop tôt. J’ai cette main qui tient une plume plutôt que la tienne, me rappelant que le bonheur est éphémère. J’ai cette incompréhension qui brouille mon esprit, m’empêchant de saisir immédiatement l’horreur de la situation. J’ai ces larmes qui menacent de sortir, parce que je t’aime à la folie, comme on aime une femme, une âme-sœur. J’ai peur de te laisser partir, même si la route que tu dois emprunter n’est pas semblable à la mienne. Je ne voulais pas m’attacher ni souffrir un jour de ce sentiment qui me dévaste. Comprends-tu que je n’ai jamais pensé ces mots, que j’écris présentement, pour un autre que toi?

    26 juin
    Je perds la tête. Sans toi, mon monde est vide de sens, de vérité. Il est vide de toi. On me dit que je suis courageux. De supporter une telle situation. Mais à quoi ce genre d’encouragement peut-il me servir, sinon me rappeler à chaque douloureuse seconde ce qui a chamboulé ma tranquillité? Un mois...Un mois depuis... Je sais, ça m’a pris du temps. Avant de te réécrire..J’ai honte de l’avouer mais sur le coup, je voulais fuir. Courir. Jusqu’à m’éloigner de cette nouvelle qui ne pouvait pas me concerner, jusqu’à confondre mes larmes par la pluie qui roulait sur mon visage. J'avais entendu dire qu'à notre âge, l'amour ne dure jamais éternellement. Je le pensais, autrefois. Sur le coup, je ne comprenais pas. Que tu me condamnes au célibat, à la débauche, au passé. Mes pas m’ont guidé dans un cimetière. J’ai pleuré. Et prié, aussi. Ta soeur est venue me voir. Elle a pleuré, elle aussi. Ma mère a tenté de me consoler. Comment aurait-elle pût? Elle aussi, elle a perdu la personne qu’elle aimait. Je sais ce qu'on dit... Un véritable homme ne montre pas ses sentiments, il ne se laisse pas aller à la tristesse. Mais tu étais celle que j'aimais, Elena! J'avais même amené une bague, pour te fiancer... Je t’en ai voulu, tu sais. Énormément. Te souviens-tu de la guitare que tu m’as achetée ? Je l’ai balancée contre le mur. Je vais mieux, aujourd’hui. J’ignore pour combien de temps, cependant. Alors je me suis dis que je devrais en profiter… Pour te remettre tes lettres. Je les écrivais pour moi, au départ. Mais maintenant… C’est différent. J’ai besoin de te les donner, tu comprends? L’année scolaire va recommencer. J’ignore ce qui va se passer. J’ai peur, Elena. Et je déteste avoir peur. Enfin.
    Je t’aime, tu sais. Je voulais te le dire, la dernière fois. Mais il était trop tard.
    Xxx
    Raph'

    Un cristal roula sur la joue du garçon, allant mouiller les enveloppes qu’il tenait dans ses mains. Il s’accroupit, posant ceux-ci sur le sol, avant de se prendre la tête entre les mains. Son corps était secoué de spasmes, son visage était défiguré par des grimaces de douleur. Il arrosait la terre de sa peine, étouffant avec difficulté ses sanglots. Un moment de faiblesse. Le seul qu’il se permettait. Le rideau noir était tombé ; la lune éclairait le spectacle, comme un sadique bourreau se délectant du malheur d’autrui.

    L'homme se leva. Embrassa la pierre tombale et partit, laissant-là ses lettres.
    Elena était décédée depuis plus d’un mois, maintenant.



Mes amis, mes amours...


    De vos escapades nocturnes, au grand amour du moment. De votre pire amie, à votre meilleure amie. Vos relations au grand jour ! Jusqu'au moindre petit secret...



Derrière l'écran.



    « Alex'.
    « J'vais avoir 17 ans. Et ouais...bientôt majeur, héhé.
    « Votre niveau de RPG : 7/1o
    « Votre avis sur le forum : π/1o
    « Comment avez-vous trouvé le forum ? J'me le demande...
    « Le dièse :
    Spoiler:
     
    « Autres :Héhé.
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R.I.P ( ou comment disparaître)
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